Paris : un Somalien retrouvé mort dans un camp de migrants

Les circonstances de ce décès sont pour l’instant inconnues. Le jeune homme de 28 ans avait fait une demande d’asile il y a près de trois semaines.

 Paris XIXe, le 17 janvier 2020. Après l’évacuation de la porte de la Chapelle, ce sont pas moins de 3 000 personnes, migrants et toxicos de l’ex colline du crack qui se retrouvent dans un gigantesque bidonville porte d’Aubervilliers.
Paris XIXe, le 17 janvier 2020. Après l’évacuation de la porte de la Chapelle, ce sont pas moins de 3 000 personnes, migrants et toxicos de l’ex colline du crack qui se retrouvent dans un gigantesque bidonville porte d’Aubervilliers. LP/Frédéric Dugit

    Un demandeur d'asile somalien âgé de 28 ans est mort lundi dans le camp de migrants parisien de la Porte d'Aubervilliers, qui doit être évacué avant la fin du mois, selon des sources concordantes.

    Le jeune homme « a été découvert mort ce matin dans sa tente, rue d'Aubervilliers » sans que les circonstances du décès ne soient connues dans l'immédiat, a affirmé une source policière. L'enquête pour recherche des causes de la mort a été confiée au commissariat du XVIIIe arrondissement parisien.

    Il s'agissait, selon son récépissé de demande d'asile, d'un célibataire de 28 ans qui venait de déposer sa première demande le 2 janvier à Paris.

    Il vivait « depuis quelques mois à Paris », a affirmé Julie Lavayssière, responsable locale de l'association Utopia56, qui vient en aide aux migrants dans les campements insalubres du nord-est parisien, et dont les équipes le « connaissaient bien ».

    Une tentative de réanimation infructueuse

    Appelée par d'autres exilés présents sur le camp installé en bordure du périphérique, une équipe de Médecins du Monde (MdM), qui offre une aide médicale sur place, a « tenté de réanimer » le demandeur d'asile, en vain, a-t-elle ajouté.

    Un responsable de MdM, présent sur place, a confirmé l'information et le décès « sur un terre-plein » du camp, sans autre commentaire. « Il n'y a pas d'accueil pour les migrants, et ils n'ont pas accès aux soins non plus. On les laisse à l'abandon, et voilà les conséquences », a encore déploré Julie Lavayssière.

    Plus de deux mois après celui de la Porte de Chapelle, dans le nord-est de Paris, le campement aux allures de bidonville de la Porte d'Aubervilliers doit être évacué avant la fin du mois, selon la préfecture de la région Ile-de-France. Quelque 1 000 à 2 000 personnes s'entassent dans le camp, selon les estimations des associations.