Coupe du monde de rugby. Michalak : «Je prends beaucoup de plaisir»

A la droite de Pascal Papé et Thierry Dusautoir, Frédéric Michalak (32 ans) était souriant en conférence de presse, ce samedi après-midi, à la veille du rendez-vous des Bleus face à l'Irlande. Pour l'ouvreur du XV de France, ce Mondial se déroule parfaitement jusqu'ici.
Qu'attendez-vous de votre face à face avec l'Irlandais Jonathan Sexton ?
Frédéric MICHALAK. C'est sûr que Jonathan est un très grand joueur. J'ai beaucoup de respect pour lui. Il apporte beaucoup à l'Irlande. Mais je vais me concentrer sur l'équipe de France et de toutes façons pas que sur lui, car il a du monde autour de lui. Et ça ce sera pour Thierry ! (NDLR : Dusautoir)
Le toit du Millennium Stadium sera fermé pour le match. Qu'est-ce que cela change ?
Au moins il n'y aura pas de vent et pas de pluie (sourire). Ã?a peut déstabiliser sur les ballons hauts. Nos arrières et ailiers devront travailler sur ça. La notion de distance avec le ballon peut aussi être modifiée, il faudra s'y adapter. Ã?a va être un peu plus bruyant aussi donc il faudra parler un peu plus fort.
Comment vivez-vous l'attente placée en vous ?
Je vis bien le fait de pouvoir jouer, m'exprimer et d'être dans ce groupe depuis le 5 juillet. Cela m'a permis de me remettre physiquement car c'est ce qui me manquait depuis quelques années. Après, quand on joue, on prend confiance et on joue de mieux en mieux. Je prends tout ce qui vient avec beaucoup de plaisir et de gratitude.
Votre maîtrise du poste d'ouvreur s'est-elle améliorée ?
C'est sûr qu'avec l'âge - malheureusement (sourire) - on commence à voir des choses qu'on ne voit pas à 20 ans. Lors des autres Coupe du monde (NDLR : 2003, 2007), il y a eu des épisodes heureux, d'autres moins heureux. Tout ça m'a permis de grandir et d'évoluer à ce poste. On dit souvent qu'après la trentaine, on y est meilleur. Je crois que c'est vrai.