Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?

Migrants : la popularité du parti d’Angela Merkel au plus bas depuis deux ans

La CDU, toujours en tête des sondages, subit une chute continue de popularité en raison de l’attitude de la chancelière face à l’afflux de réfugiés.

Le Monde avec AFP

Publié le 11 octobre 2015 à 13h05, modifié le 11 octobre 2015 à 14h13

Temps de Lecture 1 min.

Angela Merkel à Strasbourg le 7 octobre.

Angela Merkel continue de pâtir de ses prises de position sur la crise des migrants. La CDU (Union chrétienne-démocrate), son parti, a reculé de deux points selon le dernier sondage publié, dimanche 11 octobre, par le quotidien Bild, sur les intentions de vote des Allemands. Si elle reste nettement en tête, jamais ce parti n’avait été aussi bas depuis les dernières élections des députés en septembre 2013.

Les Allemands interrogés sont désormais plus nombreux (48 %) à critiquer la politique généreuse de la chancelière à l’égard des réfugiés, qu’à la soutenir (39 %). Cette situation bénéficie à deux formations politiques réclamant plus de fermeté de la part de Berlin face aux migrants : le parti populiste Alternative pour l’Allemagne (AFD) et le parti libéral FDP. Ils progressent eux chacun d’un point à respectivement 5 et 6 % des intentions, selon le sondage.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Réfugiés : Angela Merkel de plus en plus isolée en Allemagne

Rupture avec la CSU

L’attitude de la chancelière qui se refuse à mener une politique d’accueil plus restrictive, quand l’Allemagne s’attend à accueillir quelque 800 000 migrants en 2015, divise sa propre formation politique. La CSU (Union chrétienne-sociale), membre de la CDU en Bavière, en première ligne pour l’accueil des migrants en provenance d’Autriche, s’en prend frontalement à la chancelière. Son président, Horst Seehofer, a dénoncé durant le week-end une « capitulation de l’Etat » allemand face au refus de Mme Merkel de fermer hermétiquement les 3 000 km de frontières allemandes aux migrants. Il a aussi agité la menace d’une plainte devant la Cour constitutionnelle allemande contre le gouvernement à Berlin – dont son parti est pourtant membre –, coupable à ses yeux d’entraver le bon fonctionnement des Etats régionaux débordés par l’afflux des réfugiés. La Bavière (sud) est la région accueillant le plus grand nombre de réfugiés en provenance de l’Auriche voisine.

Le président du SPD, Sigmar Gabriel, également vice-chancelier, s’en est, lui, vivement pris au parti bavarois ce week-end : « Il n’y pas de pont-levis que nous pouvons lever » en Allemagne pour empêcher l’afflux de migrants, et « la CSU elle-même ne va pas envoyer des soldats marcher baïonnette au canon vers la frontière », a-t-il déclaré dans une interview.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés La CSU bavaroise vent debout contre Angela Merkel

Le Monde avec AFP

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner

Voir les contributions

Réutiliser ce contenu

Lecture du Monde en cours sur un autre appareil.

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Lecture restreinte

Votre abonnement n’autorise pas la lecture de cet article

Pour plus d’informations, merci de contacter notre service commercial.