De nombreuses études montrent une relation positive entre alimentation végétarienne et santé. Détails.

Moins de viande, de fruits et légumes, de pain, plus de plats préparés et d'aliments transformés. Et moins de temps consacré à la cuisine.
Une étude de l’Insee publiée le 9 octobre 2015 dresse un portrait des habitudes alimentaires des Français et de leur évolution.
En cinquante ans, les plats préparés, les produits transformés et ultra transformés ont fait irruption dans les foyers. La consommation de plats préparés progresse chaque année de 4,4 % depuis 1960, alors que la consommation alimentaire à domicile n’a progressé que de 1,2%. La raison tient au fait que le temps disponible pour la cuisine n’a cessé de baisser : -25 % en vingt-cinq ans.
Dans le détail, la part de la viande baisse depuis 35 ans : 20% en 2014, à comparer à 26% en 1967. Elle reste malgré tout la principale dépense alimentaire en 2014.
En 50 ans, la part des boissons alcoolisées a elle aussi diminué ; les ménages privilégient de plus en plus les vins de meilleure qualité. Ainsi, ceux de qualité supérieure progressent au détriment des vins de consommation courante (+ 1,8 % par an en volume par habitant contre - 2,7 %). Par ailleurs, les achats d'alcools forts sont orientés à la hausse (+ 2,2 % par an).
La part des fruits et légumes a reculé depuis 1960 ; certes entre 2006 et 2008, la consommation de légumes a progressé de 0,6 % par an et par habitant en volume, mais celle de fruits a reculé de -2,3 %. Ces évolutions sont une mauvaise manière faite aux campagnes officielles qui conseillent notamment de « manger 5 fruits et légumes par jour ».
Les aliments céréaliers (dont le pain) sont eux aussi en retrait : -13 % en 2014 contre 15 % en 1960. Après avoir pris de l'ampleur entre 1960 et 1990 sous l'effet des hausses de prix, la part de la consommation en œufs et laitages stagne ; celle de poisson aussi.
Lire : La Meilleure Façon de Manger (Lire un extrait ICI >>) et Le Bon Choix pour vos Enfants (Lire un extrait ICI >>), 2 guides de LaNutrition.fr
Des résultats de l’étude NutriNet-Santé publiés fin 2017 dans le journal « Public Health Nutrition » indiquent aussi que la place des aliments transformés au sein des assiettes françaises a sensiblement augmenté.
35,9 % de notre apport énergétique est ainsi constitué d’aliments transformés, ce qui correspond à 18,4% des aliments ingérés. Ceux qui mangent le plus transformé sont, sans surprise, ceux qui consomment le moins de fruits et de légumes et le plus d’aliments sucrés.
Malgré tout, les chercheurs notent que notre pourcentage d’aliments ultra transformés reste plus bas que les autres pays grâce à notre culture gastronomique. On préfère encore en France aller à la boulangerie pour acheter des viennoiseries que d’en acheter au supermarché, on a également une certaine culture des « plats maisons », ce qui permet de limiter un peu cette mode des plats tout prêts. 50 % de notre apport en aliments ultra transformés sont tout de même dus aux confiseries, chocolat, biscuits et gâteaux.
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