MÉDIAS - Les propos délirants de Fox News sur les "No-go zones" de Paris, ces quartiers où la police ne pourrait soi-disant plus mettre les pieds, continuent d'inspirer les Français. Après l'opération de promo "must-go zones" de la mairie de Paris ou les visites guidées dans ces fameuses zones à risques, Canal+ a eu l'idée d'une série de reportages dans de véritables"no-go zones".
Le premier épisode de "NO GO ZONE" sera diffusé ce dimanche 25 octobre dans "L'Effet Papillon" et sa présentatrice, Daphné Roulier, a accepté de dévoiler les premières images au HuffPost. La journaliste nous a également présenté cette série qui lui tient particulièrement à cœur.
Montrer de VRAIES zones de danger
"Les propos surréalistes de Fox News nous ont beaucoup fait rire mais on s'est aussi demandé: 'Qu'est-ce vraiment qu'une 'no-go zone?', a confié au HuffPost Daphné Roulier. Cette série de reportages devrait remettre l'église au centre du village."
Quand on découvre la liste des lieux où s'est rendu le reporter Hugo Van Offel, figure historique de "L'Effet Papillon", il n'y a pas photo.
"Pour le premier reportage diffusé ce dimanche, Hugo Van Offel s'est rendu à San Salvador, a confié Daphné Roulier. Il y a rencontré le gang des Maras 18 et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce ne sont pas des enfants de cœur. Là bas, quand on passe l'âge de 30 ans, on est considéré comme miraculé et après avoir passé 5 jours sur place, on comprend en effet que les balles perdues sont monnaie courante. Là-bas, on assassine comme on écrase une mouche", prévient la journaliste.

Dans les premiers extraits, visibles dans notre vidéo en tête d'article, on découvre en effet l'assassinat d'une jeune fille. Son crime? Avoir simplement traversé le territoire d'un gang.
De Tchernobyl aux égouts de Bucarest
La semaine suivante, Hugo Van Offel sera dans la zone rouge de Tchernobyl. "Tchernobyl c'est l'équivalent de 400 Hiroshima, alors on se dit que l'endroit devrait être verrouillé, mais non, nous a expliqué Daphné Roulier. Hugo Van Offel y a suivi un guide officiel puis a pris des chemins de traverse pour rencontrer des femmes qui vivent et élèvent leurs poules sur place, librement. Et un 'stalker', amateur d’un jeu vidéo qui se déroule autour de l’ancienne centrale."

Pour le troisième épisode, "L'Effet Papillon" s'est rendu à Orania en Afrique du Sud. "Une ville 100% réservée aux blancs, où l’on vit encore au temps de l’Apartheid", a décrit la présentatrice.
Le quatrième reportage a été tourné dans les égouts de Bucarest: "C'est là que les orphelins de Ceausescu ont trouvé refuge. Ils ont vécu comme des taupes pendant des années et ont fini par vivre du trafic de drogue", a annoncé Daphné Roulier.
"Pour cette première salve, la palette est assez large, prévient la journaliste qui compte déjà envoyer son reporter dans de nouvelles "no-go zones", quelle que soit l'audience de son émission. "Nous n'avons pas les yeux rivés sur l'audimat, et c'est une émission que je défends vraiment", a-t-elle prévenu.
La verra-t-on, en personne, en zone hostile? "J'ai mon émission sur France Inter et je suis bloquée à Paris pour le moment. Mais je vais sans doute retourner sur le terrain pour 'L'Effet Papillon', a lâché l'animatrice. Pas pour "NO GO ZONES", mais pour un autre projet."