Béziers : menaces de mort épistolaires reçues par des opposants à Ménard
Un courrier à l'entête du Ku Klux Klan reçu par des opposants à Robert Ménard. Le mystère demeure sur l'expéditeur.
Aimé Couquet, Linda Mendy-Hamdani et Mehdi Roland ont reçu une lettre avec menaces de mort. La missive a été envoyée au siège du Parti communiste biterrois, rue Voltaire. Si les destinataires sont identifiés, le mystère demeure sur l’expéditeur. Le courrier à l’effigie du Ku Klux Klan et à l’orthographe désastreuse n’est que suite d’insultes, racistes et de menaces de mort sordide, dont on passera les détails.

Trois destinataires
Les trois destinataires sont connus pour leur action contre la politique de Robert Ménard et ont plaidé le dossier des réfugiés syriens de la Devèze. Ils ont été grandement pointés du doigt dans le bulletin municipal de la Ville où leur nom ainsi que des “posts” de leur compte Facebook ont été publiés.
Un lien direct entre l'engagement et les menaces
Aimé Couquet, élu communiste (municipal et communautaire), établit un lien direct entre son engagement et ces menaces : "Par ses propos et ses interventions musclées, le maire de Béziers crée dans notre ville un climat délétère, de suspicion et de dénonciation. Peut-être cela pèse-t-il dans le comportement de certains individus qui croient que tout est permis ? Ce n’est pas cela qui nous fera reculer dans notre résistance."

Pour Robert Ménard on ne prévient pas la presse avant de porter plainte
Aimé Couquet se refuse de porter plainte alors que Mehdi Roland dit vouloir étudier le cas avec son avocat. Le déclenchement d’une enquête serait l’unique façon de savoir qui se cache derrière ce courrier. "Si quelqu’un a envoyé cette lettre, c’est le fait d’un abruti et je le condamne. Mais utiliser politiquement cette histoire, c’est minable. Je ne rends personne responsable des graffitis me visant. Aimé Couquet a une attitude minable. Si ces faits sont graves, on commence par porter plainte avant de prévenir la presse", a réagi de son côté Robert Ménard.