Parkinson : découverte prometteuse à l'Université Laval

Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Une chercheuse de Québec a fait une découverte prometteuse dans le traitement de la maladie de Parkinson. Des essais chez l'animal ont démontré les effets bénéfiques d'une molécule qui permet de renverser la dégénérescence du système nerveux.
Cette avancée représente un espoir pour les milliers des personnes atteintes de la maladie pour laquelle il n'existe aucun traitement curatif.
On a vraiment démontré pour la première fois les propriétés restauratrices d'une molécule.
« Pour la première fois, on pouvait démontrer qu'une molécule pouvait renverser des aspects pathologiques associés à la maladie de Parkinson et rétablir des éléments du comportement anormal, entre autres, en matière de motricité et de démarche de l'animal », explique Francesca Cicchetti qui mène des recherches depuis 10 ans chez les animaux atteints de parkinson.

Francesca Cichetti, chercheuse en neurobiologie à l'Université Laval.
Photo : ICI Radio-Canada
La molécule en question, la cystamine, est déjà utilisée en test clinique dans le traitement d'autres maladies dégénératives.
« Ce qui nous donne beaucoup d'espoir que la molécule aura des effets bénéfiques chez des patients atteints de parkinson », ajoute Francesca Cicchetti.
La chercheuse espère maintenant obtenir du financement afin de passer à la prochaine étape des travaux, qui consiste à tester l'efficacité de la molécule chez les patients.
Au Québec, plus de 25 000 personnes souffrent de parkinson. Il s'agit de la deuxième maladie dégénérative la plus répandue après l'alzheimer.