Publicité

Les Vénézuéliens vont payer avec de nouveaux bolivars, privés de trois zéros

Nicolás Maduro. HANDOUT/REUTERS

Le président Nicolás Maduro a annoncé jeudi la mise en circulation de nouveaux billets, conséquence de l'effondrement complet de l'économie de la dictature sud-américaine.

Le 1er janvier 1960, les Français découvraient le nouveau franc. Un «franc Pinay», amputé de deux zéros. Le 4 juin 2018, les Vénézuéliens auront entre leurs mains le nouveau bolivar. La devise nationale sera privée de trois zéros.

Le président Nicolás Maduro a annoncé jeudi la mise en circulation de nouveaux billets. Une conséquence de l'effondrement complet de l'économie de la dictature sud-américaine, pourtant assise sur les premières réserves de brut du monde. L'hyperinflation est digne de précédents désastreux tels que l'Allemagne de Weimar ou le Zimbabwe de Mugabe: le Fonds monétaire international prévoit un taux d'inflation surréaliste de 13 000 % cette année. Pour leurs achats quotidiens - quand ils ont la chance de trouver des victuailles en rayon - les Vénézuéliens sont contraints de se munir de liasses de billets de plus en plus épaisses. Encore faut-il trouver des coupures en nombre suffisant. En décembre 2016, rappelle l'AFP, le manque d'espèces avait entraîné des émeutes qui avaient fait quatre morts. C'est pour résoudre ces problèmes de liquidités que le pouvoir à Caracas a créé le petro, une monnaie virtuelle qui serait déjà l'objet d'intentions d'achat à hauteur de 5 milliards de dollars. Pour l'heure, il n'est pas possible de payer son café dans la rue avec le petro. Il faut sortir la plus grosse coupure en circulation, le billet de 100.000 bolivars, qui sera remplacé par 100 bolivars en juin. C'est la deuxième fois que la dictature chaviste sort de nouvelles coupures. En dix ans, le bolivar a perdu six zéros.

Les Vénézuéliens vont payer avec de nouveaux bolivars, privés de trois zéros

S'ABONNER
Partager

Partager via :

Plus d'options

S'abonner
7 commentaires
    À lire aussi