Non, la France ne "détruit" pas ses forêts comme l'affirme l'insoumis Ugo Bernalicis
LE VRAI DU FAUX - Le député insoumis Ugo Bernalicis s'en est pris cette semaine à l'Assemblée à l'Etat qui "détruit" les forêts françaises. Sauf que ce constat est loin de la réalité.

"On détruit nos forêts, qui préservent l'écosystème permettant la vie humaine [...] L'État massifie les coupes rases. […] Il ne suit qu'une seule logique : le pognon d'abord, la mal-forestation ensuite, le climaticide enfin." Telle était l'accusation du député de La France insoumise Ugo Bernalicis , mercredi, lors de la séance de Questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. L'élu du Nord disait "voir chaque jour, partout en France", des arbres abattus. En réalité, la surface forestière a presque doublé depuis 1850 en France, et elle ne cesse de s'étendre de façon régulière, pour couvrir aujourd'hui 16,9 millions d'hectares, soit 1 million de plus qu'il y a dix ans. La forêt privée couvre les trois quarts de cette surface, la forêt domaniale 10% et les autres forêts publiques 15%.
L'État, par l'intermédiaire de l'Office national des forêts, assure la gestion de ces trésors publics, soumis depuis 1827 aux règles du Code forestier, créé pour gérer, aménager et préserver les forêts. Sont-elles aujourd'hui menacées? "Pas du tout", tranche Jean-Daniel Bontemps, chercheur à l'inventaire forestier de l'IGN. Depuis 2012, seulement 0,5% de leur surface a été momentanément déboisé. "Il n'y a pas d'augmentation des coupes rases, ce n'est simplement pas vrai."
Des inquiétudes sur le développement des forêts privées
La France (au contraire de pays ayant une forte culture sylvicole, comme l'Allemagne), exploite cette ressource avec parcimonie, en ne coupant que la moitié des arbres qu'elle pourrait prélever chaque année. Nos forêts sont des "puits de carbone" de plus en plus performants : "Le stock de bois, depuis 1892, a augmenté de 250%".
Ces dernières années toutefois, le volume de bois stagne dans les forêts domaniales, où certains arbres, plantés à la fin du XIXe siècle, doivent être prélevés. "Ils mesurent 60 à 80 centimètres de diamètre, les scieries ne seront bientôt plus adaptées. Il nous faut renouveler ce capital, et tirer bénéfice de ce qu'on a semé."
S'il existe des causes d'inquiétudes, elles concernent plutôt le développement anarchique des forêts privées. La France recense une impressionnante diversité de situations, d'immenses sociétés industrielles jouxtant des forêts totalement à l'abandon. Plus de 2 millions de propriétaires d'anciennes terres agricoles possèdent moins d'un hectare. Une ressource potentiellement plus vulnérable aux incendies, aux tempêtes, aux conséquences du réchauffement climatique…

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