D’après une étude publiée fin janvier dernier par le CNRS, EDF, l’Iddri, le Cired, Solagro, ou encore le Club ingénierie prospective énergie et environnement, menée en partenariat avec l’Ademe, un quart de l’empreinte carbone des Français serait liée à l’alimentation. « L’analyse rappelle la part prépondérante de l’empreinte carbone liée à la phase de production agricole, l’intérêt de l’agro-écologie et l’importance du comportement des consommateurs, en constante évolution, dans la réduction des impacts environnementaux », explique l’Ademe.
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Deux tiers de cette empreinte carbone sont liés à la production agricole
Pour couvrir la demande alimentaire de Français, 26 millions d’hectares de surfaces agricoles sont nécessaires, rappelle l’Ademe. « Une part significative de ces surfaces sont des prairies qui permettent de stocker du carbone, élément majeur de la lutte contre le changement climatique », est-il précisé. Néanmoins, deux tiers de l’empreinte carbone liée à l’alimentation sont induits par la phase de production agricole, suivie du transport de marchandises à hauteur de 19%. « Le méthane lié à la fermentation entérique des ruminants et aux effluents d’élevages, représente 44% des émissions émanant de la production agricole. Le protoxyde d’azote issu principalement de l’usage de fertilisants azotés sur les sols agricoles, est responsable de 34% de ces émissions », souligne l’Ademe.
Les phases de transformation, de distribution, de restauration et de consommation représentent une moindre part de cette empreinte carbone. L’empreinte énergétique est quant à elle mieux répartie sur l’ensemble de la chaîne agro-alimentaire, « la part prépondérante (31%) étant liée aux transports », souligne l’Ademe. La production agricole constitue le deuxième facteur de consommation énergétique, suivie de la distribution et la restauration, puis de la transformation alimentaire.
Agro-écologie et valorisation des déjections
Pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l’empreinte énergétique, l’Ademe préconise l’accélération du développement de l’agro-écologie, l’optimisation de la fertilisation azotée, le développement des légumineuses et de l’agroforesterie, ou encore la valorisation des déjections en fertilisation et pour la production d’énergie.