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Un « trésor scientifique » pourrait révéler les secrets des Itzaes, peuple maya du Yucatan

Des centaines d’objets en céramique, dont certains datent de l’époque post-classique (700-1000 après J.-C.) ont été découverts sur le site de Chichen Itza au Mexique.

Le Monde avec AFP

Publié le 05 mars 2019 à 04h17, modifié le 05 mars 2019 à 10h42

Temps de Lecture 2 min.

L’archéologue Guillermo de Anda, devant des objets de l’époque précolombienne retrouvés dans une grotte près du site de Chichen Itza, dans le Yucatan, au Mexique, le 19 février.

Des archéologues mexicains ont découvert des centaines de vestiges de très grande valeur dans une grotte située sur le site maya de Chichen Itza, dans le Yucatan (sud-est du Mexique), a déclaré, lundi, un chercheur responsable de ce projet. Ce « trésor scientifique », découvert dans cet « espace mystique », compte sept offrandes, notamment des brûleurs d’encens en céramique ainsi que d’autres objets, a détaillé le chercheur Guillermo de Anda lors d’une conférence.

Les scientifiques espèrent que la datation de ces vestiges permettra de savoir qui étaient et d’où venaient les Itzaes, le peuple maya qui vivait dans la péninsule du Yucatan. Cette grotte avait pourtant été découverte il y a plus de cinquante ans par la population locale, qui en avait alors informé l’Institut national de l’anthropologie et de l’histoire (INAH).

Mais un chercheur envoyé par l’INAH avait, pour une raison inconnue, décidé de murer l’entrée de cette cavité et s’était contenté de rédiger un rapport technique dans lequel il n’indiquait pas l’emplacement de la découverte.

Des objets vieux de plus de mille ans, découverts dans une grotte sur le site maya de Chichen Itza, dans l’Etat du Yucatan au Mexique, le 19 février.

Un site redécouvert, un demi-siècle après

Dans un premier temps, l’archéologue Guillermo de Anda, qui travaille depuis trois ans sur un projet dans la région, n’a donc pas fait attention à ce rapport. L’an dernier, alors qu’il étudiait un des gouffres situés à deux kilomètres du temple de Kukulcan, sur le site archéologique de Chichen Itza, il est tombé sur la grotte Balamku.

« Ce que nous avons alors découvert était incroyable, rien n’était altéré et un des brûleurs d’encens est même devenu une stalagmite », a raconté Guillermo de Anda. Les archéologues, qui ont parcouru jusqu’à présent quelque 460 mètres « à quatre pattes ou à pied », continueront à explorer la grotte, à une profondeur d’environ 24 mètres, et à analyser les objets archéologiques in situ.

Les experts estiment que les plus grands brûleurs d’encens pourraient dater de l’époque post-classique (700-1000 après J.-C.). Selon eux, tous ces objets ont été amenés sur le site en empruntant ces galeries « tortueuses » menant jusqu’aux cavernes où ils croyaient sûrement atteindre « les entrailles des dieux ». « Il est possible que nous découvrions des matériaux plus anciens, y compris des restes humains squelettiques, sous les boues et les sédiments », poursuit l’archéologue.

L’archéologue Guillermo de Anda accroupi devant un objet découvert sur le site de Chichen Itza, dans l’Etat du Yucatan au Mexique, le 19 février.

Un serpent corail, gardien de la grotte

Guillermo de Anda a raconté que les Mayas qui habitent toujours au Yucatan l’avaient averti qu’un serpent corail était le gardien de la grotte. Et, en effet, un reptile de cette espèce, qui est parmi les plus venimeux au monde, a bloqué pendant quatre jours l’accès de la grotte aux scientifiques.

A la demande des Mayas vivant près du site archéologique, le groupe d’archéologues a donc organisé pendant six heures une cérémonie spirituelle d’expiation afin d’éviter que ne se produise un drame en pénétrant dans la cavité.

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Les habitants ont affirmé que le premier archéologue qui, il y a plus de cinquante ans, avait muré la grotte avait procédé à ce même rituel durant deux jours. En langue maya, Balamku signifie « dieu jaguar », en référence à cet animal mythique auquel ils prêtaient la capacité d’entrer ou de sortir du monde souterrain.

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Le Monde avec AFP

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