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Philippe Druesne – Les phoques de la cote d’opale

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La première fois que j’ai entendu parler de phoques, j’étais adolescent. Je faisais du dériveur au large de Dunkerque. Il y avait un banc de sable que l’on nommait communément « l’île aux phoques ». On s’y rendait régulièrement dans l’espoir d’en apercevoir quelques-uns à marée basse, mais à l’époque je n’en ai jamais croisés. Il faut dire qu’on était au début des années 90 : bien que l’espèce fût protégée depuis une vingtaine d’années, les phoques restaient encore rares.

Ce n’est que lorsque je travaillais sur ma série « c’est dans ma nature » (2016-2017), sur la faune des Hauts de France, que je me suis à nouveau intéressé au phoque. Un peu par défaut au départ. C’était en effet le mammifère marin le plus facile à approcher, en tout cas quand on le compare avec les rares cétacés qui passent entre la Manche et la Mer du nord. Plusieurs colonies conséquentes ont élu domicile le long de la Côte d’Opale et il n’est pas rare aujourd’hui d’en voir quelques dizaines se reposer sur un banc de sable.

Mais Je dois avouer que j’en suis quelque peu tombé amoureux. D’abord parce que ce sont des animaux très attachants, farouches mais curieux et très drôles (avez-vous déjà vu un phoque bailler ou se gratter ?). Ensuite parce qu’ils sont finalement assez difficiles à bien photographier. Ils font leur apparition à marée basse, ce qui ne coïncide pas forcément avec le moment où la lumière est bonne. De plus les plages et la mer c’est somme toute … … assez plat et minimaliste comme décor ! Il m’a donc fallu (comme pour beaucoup d’autres animaux d’ailleurs !) apprendre à les connaître, comprendre leur comportement, mais aussi jouer avec leur environnement pour réussir à les approcher.

J’ai donc eu envie de leur consacrer un projet à part entière. Après plus de deux ans à les appréhender, à ruser, à attiser leur curiosité pour les photographier, par beau comme par mauvais temps, sur la plage et dans l’eau, depuis la terre ou depuis les airs (grâce à un drone), j’ai eu envie de partager mon travail. J’ai pourtant encore des tas d’images en tête que je n’ai pas encore réussi à capturer. Cette exposition est donc, pour moi, plus une étape qu’une fin en soi.

 

 

Philippe Druesne – Les phoques de la cote d’opale
du 1er au 6 avril 2018
Ferme des aigrettes
181 Allée de la découverte
62730 Marck

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