La Nasa dévoile 18 projets turfu

À la Nasa, « avoir la NIAC » signifie qu’on fait partie d’une sélection de projets d’exploration spatiale, très avant-gardiste. Combinaison spatiale, électricité sur Vénus ou flirter avec la chaleur du Soleil, ces 18 projets de recherche soutenus par l’agence spatiale relèvent de la science-fiction.

La Nasa dévoile 18 projets turfu

« Vers l’infini, et au-delà », dit à l’envie Buzz l’Éclair, l’un des héros des films d’animation Toy Story. Voilà une maxime que la Nasa pourrait reprendre à son compte. L’agence spatiale a annoncé lancer un programme, le NIAC (Nasa Innovative Advanced Concepts) finançant le développement de projets d’avant-garde : « Nous soutenons des concepts technologiques à haut potentiel. Ils pourraient changer la façon dont nous explorons le système solaire, et au-delà », explique le responsable du programme Jason Derleth.

18 projets de recherche ont ainsi été distingués. Les projets classés en « Phase I » sont soutenus à hauteur de 125 000 dollars sur une période de 9 mois, période pendant laquelle les chercheurs étudient la faisabilité de leur projet. En Phase II, ils approfondissent leur concept et reçoivent jusqu’à 500 000 dollars sur 2 ans. La troisième et dernière phase est dédiée à la concrétisation du projet – une somme de 2 millions sera allouée sur 2 ans. Voici nos 3 préférés :

La combinaison spatiale intelligente

Si Frank l’astronaute victime du robot HAL de 2001, l’odyssée de l’espace – alors qu’il effectuait une sortie extra-véhiculaire – avait disposé du Smart Suit, peut-être aurait-il survécu plus longtemps (quelques secondes) dans l’espace. Les chercheurs ont eu l’idée d’une combinaison spatiale intelligente qui se répare d’elle-même et renseigne son porteur. Le Smart Suit serait composé d’une « peau » qui se régénère et protège l’astronaute en sortie extra-véhiculaire sur Mars. Transparente, elle dispenserait à son porteur des informations quant à l’environnement, ce qui lui permettrait d’évoluer plus aisément sur la planète rouge.

 

(NASA)

De l’électricité sur Vénus

« Première à éclairer la nuit, Vénus  », chantait Alain Bashung. Un autre projet pourrait littéralement « éclairer » Vénus. L’étude Power Beaming travaille à avoir de l’électricité sur Vénus. Un ballon doté de panneaux solaires et d’un transmetteur d’ondes flotterait dans les cieux vénusiens, où la lumière solaire chargerait les batteries. Une fois les batteries chargées, le ballon descendrait, le transmetteur du ballon diffuserait l’énergie générée à un module resté à la surface.

(Nasa)

Attaquer le soleil

Lancée le 12 août 2018, la sonde Parker Solar Probe est partie pour une exploration solaire d’une durée de 7 ans. En octobre 2018, la PSP se rapproche à 42 millions de km du Soleil (un record de 1976 dépassé). À comparer à la distance Terre – Soleil de 150 millions de km. Le 4 avril 2019, nouveau record : la sonde est à moins de 25 millions de kilomètres du Soleil. En dernière phase, le PSP tentera un passage à 6 millions de kilomètres du Soleil. Pour éviter de cramer en s’approchant du soleil, la sonde est parée d’un bouclier fait de composite carbone. Le groupe de chercheurs qui développe le dernier projet qui nous intéresse, le Solar Surfing a pour projet de renforcer ce bouclier pour sonder d’encore plus près le Soleil. Les chercheurs – aujourd’hui en phase II – pensent que la sonde pourrait s’approcher à 1 rayon solaire, soit à environ 700 000 kilomètres.

On peut retrouver les 15 autres projets sur la page du NIAC

 

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Image à la Une : Montage réalisé par la NASA des projets sélectionnés pour faire partie du programme NIAC