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Fraude fiscale: Kering, propriétaire de Gucci, pourrait payer une amende de 1,4 milliard d’euros

Selon la presse, un accord entre le groupe de luxe français, soupçonné d'avoir facturé en Suisse certaines activités italiennes, et le fisc devrait être signé début mai. Selon Kering, rien n’est encore décidé

Image d'illustration. — © Max Rossi/Reuters
Image d'illustration. — © Max Rossi/Reuters

Le géant français du luxe Kering est sur le point de payer une amende record de près de 1,5 milliard d’euros dans le cadre d’une procédure pour fraude fiscale concernant sa marque Gucci, a révélé vendredi la presse italienne. Le parquet de Milan soupçonne Kering d'avoir facturé en Suisse, des activités en fait réalisées en Italie pour bénéficier d'une fiscalité plus favorable.

«On joue encore sur quelques centaines de millions que les avocats négocient avec le fisc mais l’amende que le groupe Kering s’apprête à payer est la plus élevée (en Italie, ndlr). Il s’agit d’un chèque de près de 1,5 milliard d’euros», écrit le quotidien La Stampa.

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«Aucun accord n’a encore été trouvé»

Fin janvier, à l’issue d’une enquête lancée par le Parquet de Milan, les autorités fiscales italiennes avaient notifié à Kering les premiers résultats d’un «audit» selon lequel il risque un redressement de 1,4 milliard d’euros. A ce chiffre se rajoute un montant d’environ 500 millions d’euros concernant les sanctions et les intérêts sur les sommes dues au fisc, précise le journal.

La Stampa indique que l’accord trouvé avec le fisc italien devrait être signé début mai, le quotidien spécialisé Il Sole-24 Ore précisant que la date de la signature serait le 2 mai. Interrogé par l’AFP, le groupe de François-Henri Pinault a toutefois assuré que rien n’était encore décidé.

«A ce stade, aucun accord n’a encore été trouvé sur un aucun montant précis», a affirmé le groupe, soulignant que les discussions avec le fisc italien avaient lieu dans un climat «ouvert et collaboratif».

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