Le chef de l'organisation Etat Islamique est mort à l'âge de 48 ans. Donald Trump a annoncé dimanche que les forces spéciales américaines l'ont tué dans un tunnel dans le nord-ouest de la Syrie.
- Pierre-Jean Luizard, historien des islams au Proche et Moyen-Orient arabe, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de l’Irak
Annoncé mort à plusieurs reprises, le chef de l'organisation terroriste Daesh aurait cette fois-ci été éliminé avec certitude, selon les déclarations du président américain. Au-delà de l'effet d'annonce mis en scène par Donald Trump, la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi change-t-elle véritablement la donne dans le combat contre l'organisation État Islamique ?
Pour en parler, Guillaume Erner reçoit Pierre-Jean Luizard, directeur de recherche au CNRS, historien spécialiste du Moyen-Orient, auteur notamment de "Le piège Daesh" (La Découverte).
À propos de l'annonce de la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi : "C'est une surprise, et nous n'avons aucun moyen de vérifier la véracité des faits." Pierre-Jean Luizard
Pour Pierre-Jean Luizard, al-Baghdadi n'était qu'un chef fantoche, et sa disparition ne change pas la donne pour l’État Islamique : "Abou Bakr al-Baghdadi n'avait qu'un pouvoir exécutif virtuel, puisque l'État Islamique l'utilisait essentiellement comme un porte-drapeau pour maintenir l'unité du mouvement. Le pouvoir exécutif au sein de l'État Islamique se situait bien ailleurs."
Il sera très facile de le remplacer. Pierre-Jean Luizard
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