Football: Scènes de violence à Geoffroy-Guichard après la relégation de Saint-Etienne 

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FootballScènes de violence à Geoffroy-Guichard après la relégation de Saint-Étienne

Terrain envahi, joueurs coursés, pluie de fumigènes, la relégation de l’AS Saint-Étienne s’est transformée en un nouveau fiasco sécuritaire. Sale week-end pour le football français.

Mathieu Aeschmann
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Mathieu Aeschmann
Les supporters de l’AS Saint-Étienne envahissent la pelouse de Geoffroy Guichard juste après le dernier penalty qui a envoyé leur club en L2.

Les supporters de l’AS Saint-Étienne envahissent la pelouse de Geoffroy Guichard juste après le dernier penalty qui a envoyé leur club en L2.

AFP

Le stade Geoffroy Guichard devra attendre au moins quatorze mois pour accueillir un match de Ligue 1. Et il pourrait attendre assez longtemps pour accueillir un match tout court. Le barrage retour de promotion – relégation entre l’AJ Auxerre et l’AS Saint-Étienne, dimanche soir, a en effet tourné au cauchemar absolu pour «les Verts». En plus d’une relégation mortifiante, l’ASSE a vu ses «supporters» envahir la pelouse sitôt le penalty décisif inscrit par les Auxerrois. Les scènes qui suivent peinent à être décrites précisément. Mais rarement un match de l’élite en Europe ne se sera refermé sur des scènes aussi violentes et inadmissibles.

Alors que Birama Touré s’élançait pour tirer le penalty qui renvoie l’AJA en Ligue 1, la franche la plus en colère des supporters stéphanois se tenait déjà debout en bas des tribunes, prête à envahir la pelouse. Pourquoi ont-ils pu se déplacer si facilement? N’était-il pas évident d’anticiper leur envie de «marquer le coup»? Ces questions vont venir s’ajouter à celles qui occupent les autorités françaises suite au fiasco entourant la finale de la Ligue des champions.

Toujours est-il que ce sont des centaines de jeunes gens furieux qui ont alors foncé en direction des joueurs de l’ASSE (un peu) et de la tribune principale (beaucoup). Les images qui circulent de ces minutes vénéneuses racontent toute la même histoire: un déchaînement d’engins pyrotechniques envoyés à l’horizontale en direction des zones où se trouvaient les représentants du club. 

Appelées en renfort, les forces de l’ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Dans les tribunes, la peur a provoqué des mouvements de foules. De Paris à Saint-Etienne, le bilan sécuritaire de ce dernier week-end de football de clubs en France est doublement calamiteux. Au Stade de France, les forces de sécurité ont fait tellement de zèle qu’elles ont gâché la fête de supporters majoritairement calmes et joyeux. Et dans le Forez, ces dernières étaient visiblement pas assez préparées pour éviter l’un des pires débordements d’une saison qui n’en a pas manqués. Cherchez l’erreur. 

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