Le Sénat adopte un amendement qui diminue la retraite des parents condamnés pour maltraitance

Le Sénat adopte un amendement qui diminue la retraite des parents condamnés pour maltraitance

Porté par la sénatrice UDI Annick Billon, ce dispositif vise à priver les parents condamnés pour maltraitance sur leur(s) enfants(s) des bonifications de retraite auxquels ils peuvent prétendre en lien, précisément, avec leurs enfants.
Romain David

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Sénat a adopté ce jeudi 9 mars, en fin de journée, un amendement porté par la présidente de la délégation au droit des femmes, la sénatrice UDI Annick Billon, visant à priver un parent maltraitant « du bénéfice pour le calcul de ses droits à la retraite des majorations de durée d’assurance pour éducation ou de la majoration de pension liées aux enfants. »

« Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les violences au sein de la famille fin 2019, la pension de réversion n’est pas due dans le cas où le conjoint survivant a été condamné pour des violences conjugales sur l’époux assuré. L’amendement que je vous présente s’inscrit dans le prolongement de ces dispositions », a expliqué l’élue centriste dans l’hémicycle. En clair : un parent condamné par la justice ne pourra plus, avec cette mesure, bénéficier des trimestres d’accueil de l’enfant, accordés à une naissance ou lors d’une adoption, accordés au titre de l’éducation d’un enfant ou encore de la majoration de pension de 10 % à partir de trois enfants.

Les applaudissements de l’hémicycle

« Merci d’avoir proposé cet amendement », a félicité le rapporteur LR René-Paul Savary. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a également salué l’initiative de la sénatrice. « Nous avions craint, dans un premier temps, que cela ne puisse être qu’une peine complémentaire prononcée par un juge dans le cadre d’une sanction, mais la rédaction que vous avez proposée permet de donner suite à ce projet », a-t-il relevé. L’adoption de cet amendement a déclenché les applaudissements de l’hémicycle.

Ce mercredi, huitième jour de l’examen de la réforme des retraites au Sénat, les élus se sont longuement penchés sur l’impact du report de l’âge légal de 62 à 64 ans sur le dispositif des carrières longues. En début d’après-midi, les sénateurs ont voté une surcote de 5 % pour les mères de famille, une mesure portée par la droite qui a aussi recueilli le soutien d’une partie des élus de gauche.

Dans la même thématique

MEETING RAPHAEL GLUCKSMANN ELECTIONS EUROPEENNES
5min

Politique

Congrès du PS : Nicolas Mayer Rossignol défend une gauche « claire dans les alliances », « de responsabilité » et « pro européenne »

En vue du congrès PS de Nancy, le maire de Rouen et ses amis vont de nouveau tenter de faire tomber le premier secrétaire, Olivier Faure. Alors que « les choses avancent bien » vers un éventuel rapprochement avec la contribution d’Hélène Geoffroy, voire celles de « Boris Vallaud » et de « Jérôme Guedj », Nicolas Mayer Rossignol semble caresser l’idée d’un front anti-Olivier Faure qui lui permettrait cette fois de l’emporter.

Le

Paris XV, Siege de France Television
6min

Politique

Audiovisuel public : vers un nouveau report de la « réforme maudite » ?

Adoptée en juin 2023 par le Sénat, la proposition de loi de Laurent Lafon qui prévoit la création d’une holding pour chapeauter les différentes entités de Radio France et France Télévisions pourraient voir, une fois de plus, son examen reporté à l’Assemblée nationale, après un incident opposant la ministre Rachida Dati et une fonctionnaire de l’Assemblée nationale. « Cette réforme est maudite », finit par croire le rapporteur du texte, Jean-Raymond Hugonet.

Le

Le Sénat adopte un amendement qui diminue la retraite des parents condamnés pour maltraitance
4min

Politique

Marine Le Pen condamnée : « À droite et à l’extrême droite, il y a une tendance à instrumentaliser les décisions de justice à des fins politiques », dénonce Laurence Rossignol

Pour la sénatrice socialiste, la condamnation de la cheffe de file du RN à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire est justifiée par un risque de récidive. Alors que des voix s’élèvent à droite pour demander une évaluation, voire une modification, de la loi Sapin II, Laurence Rossignol dénonce un débat « toxique ».

Le