Bourses étudiantes: un accès élargi pour les étudiants concernés par un handicap
A partir de la rentrée 2023, des points supplémentaires pour le calcul de l'éligibilité aux bourses seront accordés aux étudiants en situation de handicap, ou dont l'un des parents est concerné. De quoi permettre à certains de passer à l'échelon supérieur, ou d'entrer dans le système des bourses.

Après l'annonce de la revalorisation des bourses étudiantes fin mars, le gouvernement a décidé d'aller plus loin. A partir de la rentrée 2023, les étudiants en situation de handicap, ou ceux dont les parents sont en situation de handicap, bénéficieront de quatre points de charge lors du calcul de leur éligibilité aux bourses. Emmanuel Macron en a fait l'annonce lors de la conférence nationale du handicap, organisée au Palais de l’Élysée le 26 avril.
Pour mémoire, l’éloignement du domicile familial et le nombre de frères et sœurs octroient déjà un certain nombre de points de charge, qui, associés au niveau des revenus des parents, déterminent l’accès et les échelons de bourses. Cette mesure devrait donc permettre d’augmenter l’échelon des étudiants concernés, et d’en faire entrer de nouveaux dans le système de bourse. "Quel gain financier cela représente-t-il ? Notre système est tellement compliqué, que je pourrais donner dix montants", a toutefois indiqué le président.
L'accessibilité des universités finalisée
"C’est un bon début mais il faut qu’on aille plus loin en particulier pour accueillir des étudiants en situation de handicap, qui ne sont pas forcément boursiers compte tenu des critères qui sont les nôtres et qui doivent être accompagnés de manière très concrète soit en revenu, soit pour pouvoir mener leur cursus", a également assuré le chef de l'Etat. "Là-dessus, je souhaite qu’on puisse finaliser les choses d’ici la fin de l’été, pour la rentrée prochaine", s’est-il engagé.
"Pour permettre à tous les étudiants de poursuivre dans les meilleures conditions leurs études, la mise en accessibilité physique des universités sera finalisée et nous soutiendrons l’accessibilité pédagogique dans l’enseignement supérieur", a souligné a posteriori un dossier de presse du gouvernement. En outre, "la mise en accessibilité des bâtiments de l’État, des opérateurs publics et de la Sécurité sociale sera finalisée d'ici 2027".
Des établissements démonstrateurs pour l'exemple
Plus largement, Emmanuel Macron s'est félicité du doublement du nombre d’étudiants en situation de handicap inscrits dans l’enseignement supérieur en cinq ans. "On s’est amélioré sur les questions d’accessibilité, de formation et d’accompagnement", a-t-il affirmé, tout en précisant que c’est encore insuffisant. Sur ce point, le dossier de presse précise que "cinq universités seront accompagnées pour devenir des démonstrateurs exemplaires pour un enseignement complètement accessible, à partir d’un cahier des charges réalisé par le Conseil national consultatif des personnes handicapées".
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau, a aussi plaidé pour renforcer cette démarche d’expérimentation, avant de déployer de nouvelles mesures au niveau national. Tout en rappelant l’existence du Comité national de suivi de l’université inclusive, dont les travaux se poursuivent depuis sa création par sa prédécesseure, Frédérique Vidal.
Par Alice Bouviala
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