Émeutes en France : plus de 1 000 condamnations, 600 personnes incarcérées

Un tramway incendié à Clamart, en région parisienne, le 29 juin 2023.
Un tramway incendié à Clamart, en région parisienne, le 29 juin 2023. AFP / Archives
Le garde des sceaux a indiqué mercredi 19 juillet que plus d’un millier de personnes avaient été condamnées en lien avec les émeutes déclenchées après la mort de Nahel, et 600 emprisonnées.

Plus d’un millier de personnes ont été condamnées en lien avec les émeutes déclenchées par la mort, fin juin, d’un adolescent à Nanterre, tué par un policier, et 600 emprisonnées, a indiqué mercredi 19 juillet le garde des sceaux, Éric Dupond-Moretti sur RTL.

Au total, 1 278 jugements ont été prononcés, avec 95 % de condamnations, a détaillé le ministre. Il a ajouté que 1 300 personnes avaient été déférées au parquet et que 905 avaient fait l’objet d’une comparution immédiate.

À l’issue de ces audiences, 1 056 personnes ont été condamnées à une peine d’emprisonnement, dont 742 à une peine ferme, avec un quantum moyen de 8,2 mois. Pour l’instant, 600 personnes ont été incarcérées.

Procédures judiciaires contre les parents

La mort de Nahel, 17 ans, tué à bout portant lors d’un contrôle routier à Nanterre, à l’ouest de Paris, a embrasé le pays, provoquant plusieurs nuits consécutives de violences, d’incendies de voitures, de saccages de bâtiments publics et de pillages dans de nombreuses villes de France.

« L’autre volet était de rappeler aux jeunes que Snapchat, c’est pas une planque, et qu’on peut “péter les comptes”, c’est-à-dire, quand deux gamins s’appellent pour se donner rendez-vous et pour viser une cible, on peut les trouver », a déclaré le ministre. « Les condamnations sont intervenues. »

Quant aux procédures judiciaires réalisées contre les parents, « il y en aura », a répondu le ministre, « parce que ça mérite une expertise ». « Il ne s’agit pas de punir la maman qui travaille la nuit et qui élève seule son enfant, la systématisation, ce n’est jamais bon, c’est du cas par cas », a affirmé Éric Dupond-Moretti.

En 2005, après trois semaines de révolte urbaine consécutives à la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois, poursuivis par des policiers, 4 728 personnes avaient été interpellées et la justice avait prononcé plus de 400 condamnations à des peines de prison ferme.