
Le champ magnétique terrestre est sujet à des variations d’intensité capables de laisser leur « empreinte » dans certains minéraux chauffés. Une équipe internationale a exploité cette propriété pour reconstituer le champ magnétique entre le IIIe et le Ier millénaire av. J.-C., grâce à l’analyse des grains d’oxyde de fer contenus dans des briques cuites mésopotamiennes.
Portant des inscriptions avec des noms de rois, ces trente-deux briques ont permis de dater précisément les fluctuations paléomagnétiques. Les chercheurs ont ainsi pu confirmer l’existence de l’anomalie magnétique levantine de l’âge du fer, une période entre 1050 et 550 av. J.-C. où le champ magnétique de la Terre était inhabituellement puissant dans la zone de l’actuel Irak.
L’étude dont le premier signataire est Matthew D. Howland (Wichita State University, Kansas) a été publiée le 18 décembre dans la revue PNAS de l’Académie nationale des sciences américaine. Ces travaux suggèrent que, en prenant la méthode dans l’autre sens, il sera possible de dater des objets archéologiques chauffés contenant des grains d’oxyde de fer.
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