Procès des attentats de Trèbes et Carcassonne : qu'est-ce que la taqiya, cette technique de dissimulation qu'aurait utilisée Radouane Lakdim pour éviter d'être repéré ?
Durant cinq semaines va se tenir le procès des attentats de Trèbes et Carcassonne, lors duquel les débats vont s'attacher à déterminer comment le terroriste Radouane Lakdim a pu passer à l'acte.
Taqiya ou contradictions d'un individu ? Ce mardi matin devant la cour d'assises spéciale de Paris, le commissaire de la sous-direction antiterroriste (SDAT) reprenait ses observations sur l'enquête menée après les attentats du 23 mars 2018.
La personnalité de Radouane Lakdim est largement revenue dans les débats. L'enquête a déterminé qu'il avait "une fascination pour les armes", "une haine viscérale des forces de l'ordre". Qu'il était particulièrement dur avec sa famille, "devenant fou", selon une voisine, quand il trouvait que sa sœur était trop maquillée, trop courtement vêtue, ou que son père n'était pas assez pieux.
Pour autant, il entretenait des relations avec plusieurs jeunes femmes, fumait du cannabis, sortait en boîte de nuit, buvait de l'alcool. Des pratiques pourtant proscrites par le salafisme. Comment expliquer ce comportement ? Peut-être s'agit-il de la taqiya, cette pratique préconisée par l'État islamique pour limiter la détection de la radicalisation chez les djihadistes, et qui consiste donc à adopter des comportements en principe interdits, afin de tromper les services de renseignement. "Ou peut-être s'agit-il des agissements paradoxaux d'un individu", avance le commissaire de la SDAT.



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