
INTERNATIONAL - Les fidèles musulmans seront autorisés à prier sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem « dans le même nombre que les années précédentes » durant le ramadan, a annoncé ce mardi 5 mars le gouvernement israélien dans un communiqué.
En pleine guerre à Gaza, le gouvernement a précisé que le nombre de fidèles autorisés à se rendre sur l’esplanade serait réévalué chaque semaine en fonction de critères de sécurité. Le mois de jeûne musulman voit des dizaines de milliers de fidèles venir chaque année y prier. Il aura lieu cette année du 10 mars au 9 avril.
« Nous ferons tout pour garantir la liberté de culte sur le mont du Temple et permettre aux musulmans de célébrer (ramadan), tout en tenant compte des impératifs de sécurité », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’ouverture d’une réunion consacrée au ramadan.
Appel à un accès pacifique
L’esplanade des Mosquées (ou mont du Temple pour les juifs) est le troisième lieu saint de l’islam et le lieu le plus sacré du judaïsme. Si ce lieu saint musulman est administré par la Jordanie, Israël y impose des restrictions, notamment sur le nombre de fidèles ou leur âge.
Le contexte est particulièrement tendu cette année alors que la guerre fait rage à Gaza, après l’attaque sans précédent du Hamas palestinien en Israël le 7 octobre.
Le ministre israélien Itamar Ben Gvir, chef d’une formation d’extrême-droite favorable à un contrôle juif de l’esplanade, avait appelé le mois dernier à en interdire l’accès aux Palestiniens de Cisjordanie occupée pendant le ramadan. « Les célébrations du Hamas sur le mont du Temple ? victoire complète », a posté Itamar Ben Gvir sur X peu après l’annonce du gouvernement israélien mardi.
Demande d’un cessez-le-feu avant le ramadan
Washington avait pour sa part appelé la semaine dernière Israël à « faciliter l’accès au mont du Temple pour les fidèles pacifiques pendant le ramadan, conformément aux pratiques passées ».
Par ailleurs, Joe Biden a estimé ce mardi qu’il « fallait un cessez-le-feu » à Gaza avant le début du ramadan. Il a estimé que la situation deviendrait « très dangereuse » en Israël et particulièrement à Jérusalem si les hostilités continuaient pendant le mois saint de l’islam, qui débutera le 10 ou 11 mars.
« C’est dans les mains du Hamas », a dit le président américain lors d’un bref échange avec la presse avant de prendre l’avion. Les médiateurs égyptiens, américains et qataris tentaient toujours mardi, au Caire, d’arracher un compromis aux deux camps avant le début du mois de jeûne.
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