"C’est un accélérateur d’économie…" Emmanuel Macron confirme une baisse d’impôts de deux milliards d’euros pour les classes moyennes
Le président de la République réitère, dans une interview à L’Express, son intention de baisser les impôts pour les classes moyennes de deux milliards d’euros en 2025. Retour sur une promesse que les Français n’ont pas oubliée…
Il est des promesses difficiles à oublier. Comme celle de baisser les impôts de deux milliards d’euros pour les classes moyennes. Emmanuel Macron l’a réitérée, cette semaine, dans L’Express. Cet engagement, "il faut le tenir, parce que c’est un accélérateur d’économie", a dit le chef de l’État.
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C’est au printemps 2023 que celui-ci a émis l’idée pour la première fois. Le timing exact de la mesure a ensuite évolué au cours des mois, avec une possibilité qu’elle soit repoussée en fin de quinquennat, ou "dès que possible"… Puis, en janvier dernier, Emmanuel Macron a précisé les choses, en annonçant, face aux journalistes, que la baisse d’impôt serait effective en 2025.
Moins d’impôts, plus de coupes
Depuis, le pays a été mis au régime sec. Pour réduire le déficit du budget de l’État qui s’est profondément creusé, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué qu’il faudrait couper à hauteur de 50 milliards d’euros dans les dépenses publiques d’ici 2027. Comment alors, dans une telle situation financière, peut-on se priver de 2 milliards de recettes fiscales ? Gabriel Attal a donné la solution, le 19 avril dernier, sur BFMTV. "On pourra tenir l’engagement en le finançant. Ça veut dire en mettant, en face des deux milliards, par exemple une économie fléchée qu’on fait pour pouvoir faire cette baisse". Autrement dit, il faudrait supprimer un montant de dépenses publiques équivalent à la réduction d’impôt.
Et selon le président de la République, cette dernière aura pour effet de stimuler la croissance. "Cet argent rendu aux Français est dépensé, consommé. On le retrouve dans l"économie. Il est mis de côté. Ils l’utilisent pour faire davantage d’activités, accéder à un logement, avoir une vie meilleure. C’est une très bonne chose", estime Emmanuel Macron dans l’Express.
La forme et l’agenda
Reste à savoir quelle forme prendra la mesure. L’exécutif pourrait décider de remonter le seuil d’entrée dans les premières tranches de l’impôt sur le revenu, comme il l’avait fait au moment de la crise des gilets jaunes. La préférence du Premier ministre irait plutôt à une baisse de cotisations patronales et salariales. Il est aussi question d’élargir la niche fiscale pour la garde d’enfants…
Quand les arbitrages auront-ils lieu ? "Le budget pour 2025 se prépare entre juin et septembre. Nos choix budgétaires seront faits à ce moment-là" a répondu Gabriel Attal. Rendez-vous donc à l’automne pour être définitivement fixés.







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