Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?

Affaire Benalla : l’ex-chargé de mission de l’Elysée définitivement condamné à un an de prison ferme

Alexandre Benalla, 32 ans, n’ira toutefois pas en prison : la cour d’appel avait en effet aménagé la partie ferme de sa peine. Un juge d’application des peines en déterminera les conditions.

Le Monde avec AFP

Publié le 26 juin 2024 à 15h31, modifié le 26 juin 2024 à 16h12

Temps de Lecture 2 min.

L’ancien garde du corps du président français, Alexandre Benalla, à la cour d’appel de Paris, le 9 juin 2023, pour son procès en appel concernant l’agression d’un couple lors de la manifestation du 1ᵉʳ mai 2018.

La Cour de cassation a rejeté mercredi 26 juin le pourvoi formé par l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme dans l’affaire des violences du 1er mai 2018.

Alors qu’il était membre du cabinet d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla a participé aux opérations de maintien de l’ordre lors du défilé du 1er mai 2018 à Paris, aux côtés des forces de l’ordre. On lui reproche d’avoir outrepassé son statut d’observateur en participant à plusieurs interpellations violentes de manifestants, sur la place de la Contrescarpe et dans le jardin des Plantes, aux côtés de son ami Vincent Crase, un ex-réserviste de la gendarmerie. Il a été mis en examen pour violences pour ces deux épisodes, ainsi que pour avoir porté un brassard de police sans autorisation.

Six ans après ce scandale qui a secoué le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, la décision de la plus haute juridiction judiciaire confirme la condamnation en appel d’Alexandre Benalla à trois ans de prison dont un an ferme, prononcée le 29 septembre 2023 par la cour d’appel de Paris.

Les images d’Alexandre Benalla place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai 2018 avaient déclenché une tempête politique en juillet de la même année, quand Le Monde avait identifié, sous un casque des forces de l’ordre, ce proche d’Emmanuel Macron.

En septembre 2023, la cour d’appel de Paris l’avait condamné, ainsi que Vincent Crase, ex-réserviste de la gendarmerie, pour des violences sur plusieurs personnes dans le Quartier latin, en marge de la manifestation parisienne à laquelle ils n’assistaient qu’en tant qu’observateurs. Le pourvoi en cassation de Vincent Crase a également été rejeté.

Mais Alexandre Benalla, 32 ans, n’ira pas en prison : la cour d’appel avait en effet aménagé la partie ferme de sa peine. C’est un juge d’application des peines (JAP) qui en déterminera les conditions (cela pourrait être sous bracelet électronique).

Coupable de violences volontaires en réunion et d’immixtion dans la fonction de policier

Comme en première instance, l’ex-chargé de mission a en outre été sanctionné pour avoir frauduleusement usé de ses passeports diplomatiques après son licenciement, fabriqué un faux document afin d’obtenir un passeport de service et porté illégalement une arme en 2017.

Newsletter
« La revue du Monde »
Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer
S'inscrire

Depuis le début, Alexandre Benalla soutient qu’il a voulu, par « réflexe citoyen », « interpeller » des « agresseurs » de policiers lors d’une manifestation émaillée d’incidents, parlant de « gestes techniques ratés ».

La cour d’appel a estimé au contraire, comme le tribunal avant elle, qu’il était coupable de violences volontaires en réunion et d’immixtion dans la fonction de policier. Elle a ainsi écarté l’argument phare de la défense, qui invoquait l’article 73 du code de procédure pénale, autorisant un citoyen à appréhender l’auteur d’un délit flagrant dans certaines circonstances.

Celui qui vit aujourd’hui en Suisse et travaille dans le privé reste visé en France par trois enquêtes. L’une d’elles porte sur son rôle dans la signature de contrats avec des oligarques russes alors qu’il était en poste à l’Elysée.

Une autre, une information judiciaire ouverte en février 2019 pour « entrave à la manifestation de la vérité », vise à déterminer s’il a dissimulé des preuves, contenues notamment dans deux coffres-forts. Enfin, une troisième, lancée en avril 2019, porte sur des soupçons de « faux témoignage » de MM. Benalla et Crase devant la commission d’enquête du Sénat.

Le Monde avec AFP

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner

Contribuer

Réutiliser ce contenu

Lecture du Monde en cours sur un autre appareil.

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Lecture restreinte

Votre abonnement n’autorise pas la lecture de cet article

Pour plus d’informations, merci de contacter notre service commercial.