L’ex-secrétaire d’État Jean-Vincent Placé mis en examen pour agression sexuelle sur une deuxième femme
Déjà poursuivi pour violences sexuelles, l’homme politique est soupçonné d’avoir agressé sexuellement une autre femme en 2017.

L’ex-secrétaire d’État écologiste Jean-Vincent Placé a été mis en examen vendredi pour agression sexuelle sur une deuxième femme, dans l’information judiciaire le visant à Paris depuis mars 2022, a appris vendredi l’AFP de source proche du dossier.
Déjà poursuivi pour violences sexuelles, Jean-Vincent Placé, 56 ans, est soupçonné d’avoir agressé sexuellement une autre femme lors du premier trimestre 2017, à Séoul, en Corée du Sud.
Le conseil de cette seconde plaignante, Me Tewfik Bouzenoune, n’a pas souhaité commenter. L’avocate du suspect, Me Jade Dousselin, n’était pas joignable dans l’immédiat.
Une précédente accusation
Cette mise en examen s’ajoute à une première mise en cause de M. Placé, déjà poursuivi pour agression sexuelle et harcèlement sexuel par une personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction sur une ancienne collaboratrice, Audrey (le prénom a été changé).
Celle-ci, qui l’avait suivi du Sénat au secrétariat d’État à la Réforme et à la Simplification, avait porté plainte en novembre 2021 : elle accusait l’ex-élu écologiste de faits de harcèlement sexuel entre 2012 et 2016. Dans sa plainte, certains des faits dénoncés s’apparentaient également à des agressions sexuelles.
Ainsi, elle a raconté que Jean-Vincent Placé lui avait « touché les fesses », en août 2015 dans une discothèque à Lille, en marge du rassemblement estival d’Europe Ecologie Les Verts (EELV).
Elle a aussi accusé Jean-Vincent Placé d’avoir « touché délibérément » sa poitrine lors d’un déplacement officiel en voiture à Séoul en mai 2016.
Ses accusations ont déclenché l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, qui a ensuite confié les investigations à un magistrat instructeur.