Elève frappée par une enseignante à Paris : la garde à vue de l'institutrice levée
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L'enseignante filmée en train de frapper une élève de trois ans dans une école du 15e arrondissement de Paris après la rentrée scolaire a été placée en garde à vue ce lundi. Sa garde à vue a été levée en fin de journée.
La garde à vue de l'enseignante filmée en train de frapper une élève de trois ans dans l'école des Frères Voisins à Paris (15e arrondissement) a été levée, a appris l'Agence Radio France auprès du parquet de Paris, ce lundi soir. Elle avait été convoquée au commissariat ce lundi matin.
L'enseignante se trouvait dans les locaux du commissariat du 15e arrondissement de Paris. Une enquête préliminaire est ouverte par le parquet de Paris. De son côté, le rectorat de Paris confirme qu'une enquête administrative est ouverte.
Une deuxième plainte déposée
Par ailleurs, une deuxième plainte a été déposée vendredi contre l'enseignante par une autre parente d'élève, pour des faits remontant à 2012, a appris franceinfo auprès de l'avocate Vanessa Edberg confirmant une information du journal Le Parisien.
Il s'agit d'une plainte pour "violence" à l'encontre d'un garçon alors âgé de trois ans. L'enseignante est suspectée d'avoir giflé cet enfant. Interrogée par franceinfo mardi dernier, l'avocat de l'enseignante avait qualifié ces accusations de "calomnieuses".
En 2012, le rectorat de Paris avait répondu à la mère du petit garçon, dans un courrier en date du 5 mai 2012 que franceinfo a pu consulter. "J'ai demandé à l'inspecteur de circonscription de diligenter une enquête", avait répondu à cette maman le directeur des services académiques de l'éducation nationale. "Votre fils a fini par reconnaître que personne ne l'avait giflé", est-il écrit dans ce courrier. "L'enseignante de la classe déclare que depuis que cet incident a été éclairci", est-il précisé.
À l'époque de ces faits dénoncés par la mère du petit garçon en 2012, l'avocat de l'enseignante avait envoyé un courrier à cette parente d'élève et l'invitait "vivement à modifier votre comportement à l'égard de l'école et de ses personnels, et à adresser [à l'enseignante] un courrier d'excuses".
La vidéo tournée en classe et diffusée par l'avocate des parents de l'enfant la semaine dernière avait suscité une énorme émotion. "Ce type de violences n'est pas acceptable, c'est une honte pour notre école", s'était insurgée Nicole Belloubet, ministre de l'Éducation nationale démissionnaire.
La scène filmée remonte au 5 septembre et a été enregistrées par une mère d'élève présente dans la classe. On y voit une enseignante asséner un violent coup au niveau du dos à une petite fille en larmes. La fillette tombe de sa chaise, puis son institutrice l'asperge d'un liquide sur la tête alors que l'enfant se dirige vers la porte.
L'enseignante a été suspendue à titre préventif et devait être convoquée par le rectorat pour d'éventuelles sanctions. Elle se dit "sous le choc" et assure "regretter profondément son geste", avait indiqué la semaine dernière son avocat joint par franceinfo.
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