En Irak, inquiétude et mobilisation face à une réforme relative au mariage des mineurs

Correspondante en Irak
Le regard dissimulé par sa casquette aux couleurs du drapeau irakien, droite et fière dans son tailleur ajusté, Hala déclare d’une voix ferme : « Nous refusons l’esclavagisme et l’humiliation des jeunes filles ! » Du regard, elle pointe un petit groupe d’une trentaine de femmes qui, serrées les unes contre les autres, entonnent avec vigueur la mélodie universelle des slogans répétés en chœur. Rassemblées ce vendredi d’octobre au matin dans la chaleur déjà suffocante du foisonnant marché aux livres de Bagdad, ces manifestantes sont venues pour « lutter contre la légalisation du mariage des enfants », poursuit Hala en contournant avec délicatesse un étal branlant où se mêlent ouvrages anciens et jouets en plastique. Sur ses pommettes, quelques petits strass colorés contrastent avec la gravité de son propos : « Nous sommes très inquiètes, nous connaissons tous quelqu’un qui pourrait être affecté par ce projet de loi. »
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S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir1 Commentaire
« de part et d’autre de l’Irak » signifie normalement « de chaque côté de l’Irak », c’est-à-dire dans d’autres pays. L’expression correcte (si j’ai bien compris l’article) serait « d’un bout à l’autre de l’Irak »… autrement dit « partout en Irak ». Comment se fait-il que l’on entende et lise de plus en plus souvent des expressions ou des mots utilisés erronément ?