Santé Magazine, le féminin qui fait du bien !

Lutte contre les violences faites aux femmes : témoin ou victime, où et à qui s'adresser ?

Une femme prostrée tend sa main avec inscrit STOP dans sa paume - violences conjugales © Serghei Turcanu/Getty Images

Publié le par Hélène Bour

En ce jour de lutte contre les violences faites aux femmes, on fait le point sur les numéros d’aide, structures et lieux permettant d’agir, et ce que l’on soit témoin ou victime.

 

On l’a vu ce week-end, veille de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, de nombreux rassemblements et actions ont eu lieu en France, et pas seulement à Paris. Preuve que le sujet concerne Françaises et Français, désireux que les choses changent dans le bon sens, et alors que se poursuit le procès dit “des viols de Mazan”.

93 femmes victimes d'un féminicide au sein du couple en 2023

Il faut dire que les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2023, 271 000 personnes ont été victimes de violences conjugales commises par leur partenaire ou ex-partenaire. Et les femmes sont les principales victimes des morts violentes au sein du couple, avec 94 victimes en 2023 en France. Selon l’enquête VRS (vécu et ressenti en matière de sécurité), parue fin 2023, 270 000 femmes ont dit avoir été victimes de violences sexuelles physiques (viol ou tentative, agression sexuelle) tandis que 1,14 million de femmes disent avoir subi des violences sexuelles non physiques (harcèlement sexuel ou exhibition sexuelle) en 2022.

Rappelons que ces chiffres ne sont probablement pas exhaustifs, car les victimes ne portent pas toujours plainte, ou le font des années plus tard. Mais le gouvernement rappelle, à juste titre, que, quelle que soit la violence subie, et qu’elle soit ancienne ou récente, elle peut avoir d’importantes conséquences. Lesquelles justifient d’en parler, à un proche, un professionnel de santé, une association de lutte contre les violences faites aux femmes…

Le 3919, et encore ?

Il y a bien sûr le 3919, numéro d’écoute anonyme et gratuit, accessible aux femmes victimes de violences, mais aussi à leur entourage et aux professionnels concernés.

Il y a également la possibilité de signaler en ligne, en quelques clics, une violence conjugale, sexuelle ou sexiste, via une plateforme dédiée, en échangeant avec des policiers ou gendarmes formés à la problématique, et en mesure de déclencher des interventions. Ce tchact est accessible 24h/24 et 7j/7.

Enfin, il existe de désormais nombreuses associations nationales ou locales, recensées ici. Citons la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), le réseau national des 114 Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF, dirigé par le CNIDFF), ou encore le Collectif féministe contre le viol (CFCV). Un outil de recherche permet de connaître rapidement les associations près de chez soi ou de son lieu de travail..

Rappelons enfin qu’en cas d’urgence, ça n’est pas le 3919 ni ces associations qu’il faut contacter en premier, mais le 17 ou le 112. En cas d’impossibilité à parler ou à entendre, on peut envoyer un SMS au 114.

Sources