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Société

Tolbiac bloqué : des étudiants pro-Palestine paralysent La Sorbonne depuis un mois

De nombreux étudiants de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dénoncent l’impossibilité d’accéder à leurs salles de cours, en raison d’un blocus initié par des syndicats d’extrême gauche. Malgré les nombreuses sollicitations, la direction refuse de demander l’intervention de la police.

Geoffroy Antoine , Mis à jour le
Blocus de Tolbiac par des étudiants pro-Palestine, en avril 2024
Blocus de Tolbiac par des étudiants pro-Palestine, en avril 2024 AFP / © GauthierBedrignans

«Ça a commencé par des ascenseurs et des escaliers bloqués, et maintenant, on n’a plus cours du tout ! » s’indigne Louis, étudiant à La Sorbonne. Ses cours se déroulent à l’antenne de Tolbiac, dans le 13ᵉ arrondissement de Paris. Depuis quatre semaines, il ne peut plus accéder à ses salles de TD, le site étant paralysé par un blocus décrété par des étudiants.

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À l’appel de deux syndicats d’extrême gauche, « Le Poing Levé » et le « Syndicat Alternatif Paris 1 », quelques dizaines d’individus empêchent l’accès à plusieurs salles. Leur revendication principale ? Soutenir la cause palestinienne et dénoncer de supposés partenariats entre La Sorbonne et des universités israéliennes.

« Il y a quelques jours, un examen crucial a été annulé parce que leur assemblée générale a décidé qu’il ne se tiendrait pas ! Et la direction n’a même pas réagi ! », déplore une autre étudiante, excédée par ces perturbations répétées.

L’administration totalement attentiste

Plusieurs étudiants ont confié au JDD avoir sollicité le personnel pédagogique de La Sorbonne ainsi que les équipes de direction, demandant que l’accès aux salles de cours soit rétabli. En vain. Une source policière confirme : « Depuis quatre semaines, une trentaine de personnes bloquent des salles de cours. Seuls les cours magistraux continuent d’être dispensés. Aucune intervention n’a été demandée par l’université. »

Dans un email adressé aux étudiants le 7 novembre, la présidente de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a réaffirmé la « détermination de l’établissement à préserver la continuité du service public » tout en regrettant un « mode d’action qui pénalise de nombreux étudiants et étudiantes ». Cependant, aucune mesure d’évacuation des bloqueurs n’a été envisagée.

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« Jusqu’à quand cela va-t-il durer ? »

Selon nos informations, des actions similaires menées par des étudiants pro-Palestine dans d’autres universités ont été déjouées par les agents de sécurité des établissements concernés. À Tolbiac, en revanche, plusieurs centaines d’étudiants restent empêchés d’accéder à leurs cours, alors que la période des examens de fin d’année approche. « C’est une situation insupportable. Jusqu’à quand cela va-t-il durer ? », s’indigne Louis, exaspéré.

Tolbiac sous haute tension

Le blocage alimente un climat de tension grandissant sur le campus de Tolbiac, situé dans le 13ᵉ arrondissement de Paris. Récemment, des membres du syndicat conservateur « La Cocarde » ont été violemment agressés par des étudiants pro-Palestine alors qu’ils collaient des affiches électorales.

Plusieurs victimes rapportent avoir été rouées de coups et menacées de mort. Deux étudiants agressés déclarent également avoir reçu des coups de cutter, bien qu’aucune blessure grave n’ait été constatée. Selon les informations du JDD, quatre plaintes ont été déposées, et au moins un étudiant pro-Palestine a été interpellé et placé en garde à vue.

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