Meurtre de Victorine Dartois : prison à perpétuité requise contre celui qui "cherchait une proie à violer"

  • L'autopsie de Victorine Dartois avait établi qu'elle avait été étranglée et noyée.
    L'autopsie de Victorine Dartois avait établi qu'elle avait été étranglée et noyée. MAXPPP - Benoit LAGNEUX
Publié le , mis à jour
AFP

Selon l'avocate générale, l'accusé de 29 ans, qui reconnaît le meurtre mais pas la tentative de viol, n'a pas tué l'étudiante sur un "coup de tête", mais selon un "scénario soigneusement calculé", "agissant sur un mode de prédateur".

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise, ce jeudi 5 décembre à Grenoble, à l'encontre de Ludovic Bertin, jugé pour avoir étranglé et noyé la jeune Victorine Dartois en 2020, après avoir tenté de la violer, un meurtre qui avait causé beaucoup d'émoi dans la région.

L'accusé de 29 ans, qui reconnaît le meurtre mais pas la tentative de viol, n'a pas tué l'étudiante sur un "coup de tête", mais selon un "scénario soigneusement calculé", "agissant sur un mode de prédateur", a lancé l'avocate générale en demandant que la peine soit assortie d'une période de sûreté de 25 ans.

Ludovic Bertin cherchait une "proie à violer" et "c'est parce qu'il a voulu et commence à la violer que M. Bertin a tué Victorine Dartois", une "mise à mort qu'il termine en la noyant vivante", a-t-elle précisé.

Victorine Dartois, 18 ans, commençait tout juste un BTS communication quand elle a disparu le 26 septembre 2020 en rentrant à pied au domicile familial à Villefontaine, à une trentaine de km au sud-est de Lyon, après un après-midi de shopping avec des amies.

Son corps avait été retrouvé dans un ruisseau encombré de branchages moins de 48 heures plus tard, son jean abandonné à proximité. L'autopsie avait établi qu'elle avait été étranglée et noyée.

Ludovic Bertin, gérant d'une entreprise de transport âgé de 25 ans à l'époque, avait été interpellé à Villefontaine vingt jours plus tard, grâce au signalement de son meilleur ami à qui il s'était confié et qui avait tenté en vain de le convaincre de se dénoncer.

En garde à vue, l'accusé avait affirmé avoir croisé la victime lors d'un footing puis, après une bousculade involontaire et une dispute, avoir "paniqué" et "serré le cou" de l'étudiante avant de dissimuler son corps. Mais il avait nié toute tentative de viol.

Malgré des incohérences dans son récit, il n'a pas dévié de cette ligne devant la cour d'assises de l'Isère, sans convaincre la famille de sa victime.

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Les commentaires (2)
francoisdugrafour Il y a 3 mois Le 10/12/2024 à 10:44

Une pensée pour les victimes des prédateurs des entreprises, les petits chefs poutinetechniciens des opérateurs tel orange et compagnie qui espionnent les smartphones des futures victimes, relèvent les goûts les couleurs les habitudes, trafiquent ou suppriment les messages des proches sincères, et localisent en permanence les victimes avant de passer à l'attaque. On va bientôt ne plus pouvoir laisser nos femmes et nos enfants sortir seuls.

Jacques71 Il y a 3 mois Le 06/12/2024 à 03:13

J'espère qu'il aura la prison à perpétuité.