
JUSTICE - « Un homme globalement peu enclin à se remettre en question et ayant des difficultés à correctement appréhender les relations hommes-femmes ». C’est ainsi que sont résumées les conclusions de l’expertise psychologique réalisée sur Patrick Poivre d’Arvor, dans le cadre de l’enquête le visant pour viol, dévoilées dans Le Parisien ce lundi 9 décembre.
Alors que l’ancien journaliste et star de TF1 de 77 ans est mis en examen pour viol et mis en cause par plus de 40 femmes, il a été soumis à un entretien avec une psychologue experte auprès de la cour d’appel de Paris, une procédure obligatoire dans tous les dossiers criminels. Le Parisien a eu accès à ses conclusions, réunies dans un document de 17 pages, qui ont été remises aux juges le 29 septembre.
L’experte conclut tout d’abord que PPDA ne présente aucun trouble mental susceptible d’influencer son comportement. « Ses capacités à se sentir concerné, à percevoir, à repérer, à appréhender les éléments de la subjectivité humaine sont restreintes », indique-t-elle cependant, comme le rapporte Le Parisien. Il semblerait avoir des difficultés à se mettre à la place de l’autre. Et à considérer qu’il est un objet de désir quel que soit son interlocuteur.
« Cette sensation d’être voulu semble être là d’emblée »
« Il semble que le sujet présente la sensation récurrente et diffuse d’être voulu par l’autre […]. Cette sensation d’être voulu semble être là d’emblée, comme une certitude précédant la rencontre avec la réalité de l’autre […] », développe l’experte, qui décrit un profil psychologique qui ne laisse pas beaucoup de place au doute ou à la remise en question.
Dans le document sont abordés à la fois son enfance, ses relations amoureuses ou conjugales, mais également les faits qui lui sont reprochés et qu’il conteste, comme ceux dénoncés par Florence Porcel, dont Le Parisien avait révélé la plainte et qui lui ont valu une mise en examen pour « viol par une personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction ».
Le journaliste nie en bloc et met en cause le profil psychologique de la plaignante, dont il souligne « l’érotomanie ». « C’était une passion à sens unique sans qu’il y ait de ma part le moindre geste lui faisant penser qu’il y avait quoi que ce soit », assure-t-il. Toujours dans Le Parisien, la psychologue relate que PPDA a vécu la plainte et sa mise en examen comme des actes « arbitraires ». Il aurait le sentiment de subir un « acharnement ».
Face à l’accumulation de témoignages le mettant en cause, PPDA considère que pour la plupart, il s’agit de « vengeance ». Dans certains cas seulement, le journaliste dit s’être « interrogé » : « Je me dis que peut-être j’ai été indélicat. Mais vraiment, ce n’est jamais intentionnel et les rapports que j’ai eus avec ces femmes sont parfaitement consentis et en aucun cas violents », dit-il dans le rapport. L’experte constate que Patrick Poivre d’Arvor ne se remet pas en cause.
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