LES PLUS LUS
Publicité

Propos de Pierre Manent sur le «nombre de musulmans en Europe» : le député LFI Antoine Léaument saisit le procureur de la République

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le député LFI Antoine Léaument a annoncé saisir le procureur de la République après les propos de Pierre Manent, qui a jugé qu'il était nécessaire de « prendre des décisions concernant le nombre de musulmans qui sont en Europe ».

William Guime
Le député Antoine Léaument a annoncé avoir saisi le procureur de la République après les propos du philosophe Pierre Manent
Le député Antoine Léaument a annoncé avoir saisi le procureur de la République après les propos du philosophe Pierre Manent © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Jeudi 5 décembre, le philosophe Pierre Manent, a parlé sur le plateau du Figaro TV, du « nombre de musulmans qui sont en Europe ». Selon lui « Il faut quand même regarder les masses, les forces, et se rendre compte que la pression est telle que nous devons prendre des décisions ». Et d'ajouter : « Si elle croît indéfiniment, comme c’est aujourd’hui le cas en Europe, nous irons au-devant de drames qu’aucune version de la laïcité ne permettra de maîtriser ». Si le philosophe a reçu des soutiens, il a également été critiqué par certains internautes : « Une incitation claire à commettre un crime contre l’humanité » ; « Quand Le Figaro diffuse sans difficulté des propos racistes anti-musulmans… »

Publicité

Parmi ces critiques, le député La France insoumise Antoine Léaument, qui a saisi « la Procureure de la République de Paris au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale ». Dans un communiqué posté sur le réseau social X, il écrit : « M. Manent soutient que l'augmentation supposée du nombre de musulmans constituerait une menace pour la sécurité du continent européen (...) Or, aux termes de l'article 24, alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, 'ceux qui auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance (...) seront punis d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 45 000 euros' ». Et l'élu de l'Essonne d'ajouter : « Compte tenu de la gravité de ces faits, madame la procureure de la République, j'ai jugé nécessaire de vous les signaler, afin que vous puissiez décider de l'opportunité de déclencher des poursuites contre ses auteurs. »

La suite après cette publicité

 

Contenus sponsorisés

Sur le même sujet
Publicité