Reportage "Le combat qui nous attend est immense" : aux États-Unis, les féministes se préparent à une nouvelle présidence Trump

Dans cinq jours, Donald Trump sera de retour à la Maison Blanche. De quoi raviver certaines craintes sur les droits civiques notamment. Les associations sont prêtes à en découdre comme à Louisville dans le Kentucky, où l'avortement est interdit depuis deux ans.
Article rédigé par Faustine Calmel
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1min
Une manifestation pour défendre le droit à l'avortement à Washington, le 9 novembre 2024. (BRYAN DOZIER / NURPHOTO / AFP)
Une manifestation pour défendre le droit à l'avortement à Washington, le 9 novembre 2024. (BRYAN DOZIER / NURPHOTO / AFP)

Ici dans l’État très conservateur du Kentucky, Donald Trump a fait son cinquième meilleur score avec 65% des voix. Pas de quoi décourager pour autant les activistes de l'Union américaine pour les libertés civiles. Au contraire, la résistance s'organise à l'approche du retour au pouvoir du Républicain.

Dans cet État qui vote largement républicain, l'avortement est interdit depuis que la Cour suprême a laissé à chaque État, il y a deux ans, la possibilité de légiférer, et les droits civiques sont trop souvent bafoués, dénoncent les associations. Alors à Louisville encore plus qu'ailleurs, elles s'apprêtent à mener un dur combat pendant les quatre ans qui viennent.

Jackie McGranahan, activiste féministe. (FAUSTINE CALMEL / FRANCEINFO / RADIOFRANCE)
Jackie McGranahan, activiste féministe. (FAUSTINE CALMEL / FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Jackie McGranahan, activiste politique, tient à nous montrer un document. "Le lendemain de l'élection, le comité national de l'Union a fait paraître une page entière dans le 'New York Times'", présente-t-elle. 

"Cher président, au cas où vous auriez un doute, sachez que quand vous visez les migrants, les dissidents, vos opposants politiques, nous vous poursuivrons."

Lettre à Donald Trump

dans le "New York Times"

La lutte à venir se prépare de trois façons, poursuit Jackie. "Moi, je combats les projets de loi, avant qu'ils entrent en vigueur. S'ils sont adoptés, mes collègues vont devant les tribunaux. Et enfin, si cela ne suffit pas, nous descendons dans la rue".

"Nous ne renoncerons pas"

Pour cela, il faut être nombreux, alors ici, on encadre aussi des volontaires, explique Angela Cooper, en charge de la communication. "Nous les formons sur les lois les plus importantes. Et ensuite on leur demande de contacter les législateurs, de leur envoyer des messages, des courriers, pour attirer leur attention, et s'assurer qu'ils supportent nos projets de loi".

Et le lobbying va encore s'intensifier dans les mois qui viennent. "Le combat qui nous attend est immense. Mais nous ne renoncerons pas. Pas avant que le Kentucky et les États-Unis soient équitables et ouverts à tous", assure Jackie.

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