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«Idéologie islamiste» : un directeur d’école radicalisé de Seine-Saint-Denis suspendu par le rectorat

Le directeur d’une école élémentaire publique au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) a été suspendu le 20 janvier par le rectorat pour ses liens avec « l’idéologie islamiste radicale ». Il faisait l’objet d’un contrôle administratif et d’une surveillance depuis les JO 2024.

Marianne Lecach , Mis à jour le
Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © SYSPEO/SIPA

À la demande du rectorat, le chef d’une école élémentaire publique située au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, n’a plus le droit d’exercer son métier en raison de sa proximité avec « l’idéologie islamiste radicale », révèle une information du média spécialisé TousEduc. La justice administrative a décidé de la suspension du professeur le 20 janvier dernier. L’enseignant fait l’objet d’un contrôle administratif et d’une surveillance depuis la période des Jeux olympiques de Paris 2024.

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Le ministère de l’Intérieur avait prononcé à l’époque près de 700 mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas) en amont des JO. Environ un mois avant le lancement de l’événement sportif mondial, le directeur d’école avait ainsi reçu une interdiction de se déplacer en dehors du Blanc-Mesnil durant trois mois. Il avait l’obligation de pointer quotidiennement au commissariat.

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Prosélytisme, mosquée radicale…

Si l’enseignant a contesté cette décision, le tribunal administratif de Montreuil l’a débouté une première fois en août dernier. Selon la justice, qui a repris les éléments du ministère de l’Intérieur, le fonctionnaire avait été « signalé en 2019 par plusieurs habitants de la commune et des parents d’élèves de l’école primaire pour son comportement prosélyte ». L’inspection de l’Éducation nationale l’avait d’ailleurs auditionné en 2019 et avait « constaté son refus de contact physique avec les femmes ». Le directeur d’école « présentait des signes physiques caractéristiques d’une pratique religieuse rigoriste ».

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Le ministère de l’Intérieur avait aussi pointé « le large relationnel au sein de la mouvance islamiste radicale » de cet homme, qui aurait fréquenté la sœur d’un individu condamné pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, rappelle Le Parisien. Le professeur serait également un fidèle de la mosquée At-Tawhid au Blanc-Mesnil, considérée comme radicale par la justice. Ce lieu de culte avait été particulièrement décrié en 2016 car un membre du commando de l’attentat du Bataclan la fréquentait.

La Cour administrative de Paris a corroboré ces informations, confirmant la suspension du directeur d’école. Le rectorat de Créteil a précisé qu’il s’agissait d’une « précaution au vu de l’appréciation portée par la cour », avant de poursuivre : « La suspension est prise à titre conservatoire. Elle ne préjuge pas de la suite qui y sera donnée. »

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