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La justice suspend l’expulsion vers l’Algérie de l’influenceur Doualemn, accusé d’antisémitisme et d’appels au meurtre

Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a suspendu ce 29 janvier l’expulsion de l’influenceur Doualemn vers l’Algérie, considérant que la procédure d’urgence utilisée par le ministre de l’Intérieur n’était pas justifiée.

Mickaël Cléraux , Mis à jour le
L'influenceur algérien Doualemn.
L'influenceur algérien Doualemn. © Capture d'écran X

Nouveau rebondissement dans l’affaire Doualemn, dans le contexte de tensions entre la France et l’Algérie. Ce mercredi 29 janvier, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a estimé que la procédure d’urgence utilisée par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, pour expulser l’influenceur algérien, n’était pas justifiée.

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Selon l’AFP, le tribunal a certes estimé que les faits reprochés à cet homme de 59 ans représentent une « menace grave à l’ordre public justifiant une expulsion », mais aussi que Bruno Retailleau n’aurait pas dû utiliser la procédure d’éloignement en « urgence absolue », qui « prive l’étranger de garanties essentielles ». À son arrivée en Algérie après son expulsion express le 9 janvier, cet agent d’entretien avait été renvoyé en France par les autorités algériennes le soir même.

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Suivi par 138 000 personnes sur TikTok, Boualem Naman, connu sur la toile sous le pseudo « Doualemn », avait publié une vidéo qui appelait à des actes de torture, au meurtre et « visait tous ceux qui voulaient manifester le 1er janvier contre le régime algérien (et notamment) un jeune militant dont il veut la mort car une personne du nom de Cohen a partagé sa vidéo », selon un activiste politique algérien réfugié en France qui a signalé ces propos.

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Après le renvoi par l’Algérie de l’influenceur, Bruno Retailleau avait exprimé sa « stupéfaction », considérant que « l’Algérie cherch(ait) à humilier la France ». En tout état de cause, ces faits s’inscrivent dans un climat de fortes frictions entre Paris et Alger, lié notamment à la question du Sahara occidental, à la détention de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, mais aussi à l’instrumentation d’un ressentiment anti-français par les autorités algériennes.

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