Affaire Bétharram : 40 nouvelles plaintes vont être déposées jeudi, confirme Alain Esquerre, le porte-parole du collectif des victimes
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Quarante nouvelles plaintes vont être déposées jeudi 27 février concernant l'affaire de Notre-Dame-de-Bétharram, confirme Alain Esquerre, le porte-parole du collectif des victimes, à franceinfo et "ici Béarn Bigorre". Au total 152 "lettres plaintes" ont été recensées à ce jour. Elles dénoncent des viols, des violences physiques et sexuelles. Certaines proviennent de pays étrangers, dont l'Australie, la Suisse, Monaco, le Mexique, l'Irlande et le Canada, d'anciens élèves étant désormais expatriés.
Ces nouvelles plaintes portent sur des faits qui se sont principalement déroulés "entre 1980 et 1995", précise Alain Esquerre à "ici Béarn". À franceinfo, il confirme aussi que trois nouveaux prêtres sont ciblés par ces accusations de violences. Ces derniers sont décédés. Au total, 14 prêtres sont accusés d'avoir sévi. "L'intégralité des pères directeurs se retrouve dans la tourmente dans ce dossier tentaculaire, toutes les équipes éducatives sont également mises en cause", dénonce le porte-parole des victimes.
Ces plaintes sont "a priori toutes prescrites", précise Alain Esquerre. Parmi elles, la moitié sont des plaintes pour attouchements sexuels sur des mineurs de moins de 15 ans. "C'est ça qui est le plus frappant : à la fois la diversité des violences, des humiliations et l'intensité des attouchements sexuels qui sont prodigués sur les élèves", ajoute-t-il.
Les victimes reçues par la procureur de Pau jeudi
De son côté, le procureur de Pau, Rodolphe Jarry, souligne auprès de franceinfo et "ici Béarn" que des plaintes lui ont été également directement adressées. Celles-ci affluent de manière quotidienne, alors que le parquet de Pau mène une enquête sur l'établissement catholique Notre-Dame de Bétharram. D'ailleurs, le procureur de la République reçoit jeudi plusieurs dizaines de victimes afin de faire le point sur l'enquête, de faire de "la pédagogie", de répondre notamment aux questions de prescription et d'offrir aux victimes un espace de dialogue, puisque beaucoup d'entre elles n'auront pas accès à un procès. D'ici quinze jours, un nouveau corpus de plaintes sera déposé fait savoir Alain Esquerre.
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