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«Honteux et choquant» : la gauche s’abstient lors d’un vote pour la libération de Boualem Sansal à l’Assemblée

Mardi 5 mars, la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale a examiné une proposition de résolution européenne « appelant à la libération immédiate et inconditionnelle » de Boualem Sansal, détenu en Algérie depuis la mi-novembre.

Marianne Lecach
Boualem Sansal.
Boualem Sansal. SIPA / © SYSPEO

Cela fait déjà plusieurs mois que Boualem Sansal est derrière les barreaux en Algérie. Ce mardi 4 mars, la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale a adopté une proposition de résolution européenne « appelant à la libération immédiate et inconditionnelle » de l’écrivain franco-algérien, relate Le Figaro. Le texte condamne « la détention arbitraire de Boualem Sansal » et réclame la libération de l’auteur souffrant d’un cancer, « par respect du droit mais également au regard de son âge avancé et de sa mauvaise santé ». La proposition pointe également que « la liberté d’expression politique est menacée ».

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Le vote s’est déroulé à main levée après trois heures de débats. Il n’y a ainsi aucune comptabilisation officielle, même si le président de la commission, Bruno Fuchs, a relevé le nombre de vote à l’issue du scrutin.

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La gauche critiquée pour son abstention

Si cette proposition de résolution européenne a été soutenue par la droite, la gauche, à savoir les élus de La France insoumise (LFI), des Écologistes et du Parti socialiste (PS), s’est abstenue. L’ex-président de la République, François Hollande, et le patron du PS, Olivier Faure, n’étaient pas présents à la séance et n’ont donc pas pris part au scrutin.

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L’abstention d’une partie de la gauche a en tout cas fait bondir. C’est le cas du député du Rassemblement national (RN), Sébastien Chenu. « Qu’un parti dit de gouvernement comme le PS n’adopte pas une telle résolution pour la liberté, c’est à la fois honteux et choquant », a-t-il fustigé auprès du Figaro. La rapporteur du texte Constance Le Grip, de Renaissance, s’est agacée du choix de la gauche. Selon elle, les élus ont tenté de « vider de sa substance la proposition initiale », avant de s’abstenir. Elle a encore dénoncé que « tout ce qui s’est apparenté de près ou de loin à l’expression de critiques à l’encontre des autorités algériennes leur était insupportable ».

Malgré l’abstention de la gauche, la proposition de résolution européenne a donc été adoptée. Cela n’est qu’une première étape étant donné que le texte doit désormais faire l’objet d’un vote en séance publique. Aucune date n’a pour l’instant été fixée.

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