Terrible nouvelle pour Greenpeace : l’ONG condamnée à payer plus de 665 millions de dollars, « nous ne reculerons pas et nous ne serons pas réduits au silence »

Un coup dur pour la célèbre organisation de défense environnementale, qui dénonçait dans cette affaire une procédure abusive visant à la « faire taire ».
L’ONG a annoncé qu’elle ferait appel. « Vous ne pouvez pas mettre en faillite un mouvement », a lancé Sushma Raman, de Greenpeace USA à l’AFP. Malgré ce coup dur, Greenpeace n’entend pas baisser les bras. « Nous ne reculerons pas et nous ne serons pas réduits au silence », a assuré mercredi Kristin Casper de Greenpeace International.
Greenpeace était poursuivie pour diffamation et incitation à la violence par le groupe américain Energy Transfer qui l’accusait d’avoir joué un rôle central dans de grandes manifestations s’étant tenues près de dix ans plus tôt dans la région en opposition à la construction d’un oléoduc décrié.
Et réclamait à trois entités de l’ONG des indemnités de plusieurs centaines de millions de dollars.
« Nous tenons à remercier le juge et le jury pour le temps et les efforts incroyables qu’ils ont consacrés à ce procès », a réagi Energy Transfer dans un communiqué à l’AFP.
Ce jugement constitue surtout « une victoire » pour la population de cet État du Nord des États-Unis qui a fait les frais « du harcèlement quotidien et des perturbations causées par les manifestants qui ont été financés et formés par Greenpeace », a-t-il poursuivi.
Deepa Padmanabha de Greenpeace USA a pour sa part fustigé dans un communiqué le « mépris » de la justice « pour les voix de la tribu sioux de Standing Rock », assurant que le groupe avait « essayé de déformer la réalité », en exagérant le rôle joué par l’ONG.
Des centaines de manifestants blessés et arrêtés
Des représentants de la tribu autochtone Sioux de Standing Rock ont assuré à plusieurs reprises avoir été au cœur de ce mouvement de contestation qui s’est tenu entre 2016 et 2017 contre le projet décrié du Dakota Access Pipeline.
Rejoints par des groupes écologistes dont Greenpeace et par moments par des milliers de manifestants, les Sioux avaient tenté en vain d’empêcher la construction d’un tronçon de l’oléoduc devant traverser, selon eux des sites sacrés et menaçant leurs sources d’eau potable.
Des centaines de manifestants avaient été blessés et arrêtés, suscitant l’inquiétude de l’ONU quant à une possible violation de la souveraineté des populations autochtones.
Ce jugement contre Greenpeace pourrait avoir de larges conséquences, avait prévenu en amont du procès Michael Gerrard, professeur de droit à l’université Columbia et spécialiste des actions de justice climatique, à l’AFP.
« Si Energy Transfer réussit à imposer une forte amende à Greenpeace, cela encouragera d’autres entreprises à mener des actions similaires et pourrait décourager considérablement des mouvements de contestation », avait-il mis en garde.
Commentaires
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4 Commentaires
tres tres orwelien
En appel on multiplie par 2 ,marre de ces chtits hommes verts
Enfin une bonne nouvelle, ce mouvement d'extrême-gauche va peut-être disparaître.
Enfin une bonne nouvelle, ce mouvement d'extrême-gauche va peut-être disparaître.
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