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«Ils n’arriveront pas à faire taire la voix du peuple français» : d'Orban à Wilders, les alliés européens du RN volent au secours de Le Pen

Ce lundi 31 mars, Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics, dans le cadre du procès des assistants parlementaires européens du FN. De nombreuses figures nationalistes de pays européens sont montées au créneau pour la défendre.

Audrey Senecal , Mis à jour le
De gauche à droite : le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le chef du parti néerlandais PVV, Geert Wilders, et le leader du parti espagnol Vox, Santiago Abascal.
De gauche à droite : le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le chef du parti néerlandais PVV, Geert Wilders, et le leader du parti espagnol Vox, Santiago Abascal. AFP / © Attila KISBENEDEK ; REMKO DE WAAL / ANP MAG / ANP ; Pablo Blazquez Dominguez / GETTY IMAGES EUROPE

Marine Le Pen peut compter sur ses soutiens à l’étranger. Condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate et quatre ans de prison dont deux ans ferme dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN, la députée se trouve bloquée dans sa course vers l’Élysée, alors qu’elle caracolait en tête des sondages. Une décision largement dénoncée par ses alliés européens – Viktor Orban en tête, qui a été l’un des premiers à réagir ce lundi après l’annonce du jugement, dont Marine Le Pen compte faire appel.

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« Je suis Marine », a lancé sur X le Premier ministre hongrois, derrière la triple candidate depuis le début de cette affaire. « Je n’arrivais pas à croire les nouvelles d’hier concernant Marine Le Pen, écrivait-il en novembre dernier à l’issue des réquisitions. Marine, n’oubliez pas que nous sommes avec vous dans cette bataille ! »

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Dans la foulée, l’Italien Matteo Salvini a dénoncé « une déclaration de guerre de Bruxelles, à un moment où les pulsions guerrières de von der Leyen et Macron font peur ». « Nous ne nous laissons pas intimider, nous ne nous arrêtons pas : en avant toute, mon amie ! », a-t-il encouragé.

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« Ceux qui ont peur du jugement des électeurs, se rassurent souvent dans la justice des tribunaux », a clamé - en français - le ministre italien et patron du parti de droite Lega. L’allié de Giorgia Meloni dresse un parallèle entre la France et la Roumanie, où la Commission électorale a invalidé la candidature du nationaliste Calin Georgescu, grand favori de l’élection présidentielle, sur fond d’accusations d’ingérence russe : « À Paris, ils ont condamné Marine Le Pen et voudraient l’exclure de la vie politique. Un mauvais film que l’on voit aussi dans d’autres pays comme la Roumanie. »

« Elle deviendra présidente de la France »

« Ils n’arriveront pas à faire taire la voix du peuple français », assure le leader du parti espagnol Vox Santiago Abascal. En février, il avait invité l’élue française à Madrid, aux côtés de Viktor Orban et d’autres chefs de file du groupe parlementaire Patriotes pour l’Europe, revigoré par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.

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Aux Pays-Bas, Geert Wilders s’est de son côté dit « choqué » par le « verdict incroyablement sévère » infligé à Marine Le Pen. « Je la soutiens et je crois en elle à 100 % et je suis persuadé qu’elle gagnera en appel et qu’elle deviendra présidente de la France », a maintenu le leader du parti néerlandais anti-immigration PVV.

Elon Musk assure qu'il y aura « un retour de bâton »

Outre-Atlantique, le multimilliardaire américain Elon Musk a dénoncé lundi un « abus du système judiciaire ». Il y aura « un retour de bâton » comme avec « les attaques judiciaires » contre Donald Trump, selon l'homme d'affaires et patron du département américain de l’Efficacité gouvernementale. Reliant cette actualité à d’autres jugements politiques, le patron de Tesla a accusé « la gauche radicale […] d’abuser du système judiciaire pour emprisonner ses opposants ».

Enfin, les autorités russes - dont Marine Le Pen a récemment dénoncé les ingérences dans les affaires françaises - ont dénoncé une « violation des normes démocratiques ». Interrogé sur le verdict du tribunal de Paris, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov « observe » que « dans les capitales européennes […] on ne se gêne pas du tout là-bas pour dépasser le cadre de la démocratie lors d’un processus politique ».

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